Monthly Archives: octobre 2008

Exposition Vagues et Littoral de Surfrider Foundation Europe

Suite à  cette journée passée à  Biomarine, direction le Conseil Général pour le vernissage de l’exposition Vagues et Littoral de Surfrider Foundation Europe. L’exposition qui existait déjà  a été modifiée et adaptée à  la Méditerranée. Et pour l’occasion, l’association de protection du littoral, que je cotoie presque tous les jours, m’ a proposé de leur faire un film qui montrerait les principales espèces méditerranéennes que l’on peut rencontrer en plongée. J’ai évidemment tout de suite accepté avec grand plaisir. Le film, intitulé « Sous la mer » dure environ 6 min et a été inséré dans un support rappelant un sous-marin.

L’exposition comprend également une maquette des calanques, un module permettant de recréer des vagues, des panneaux présentant l’eau sur la planète et le bassin versant, d’autres présentant les principaux acteurs du milieu marin, ainsi que des jeux intéractifs sur la pollution et les écogestes.

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Le forum Biomarine

Vous en avez peut-être entendu parler, cette semaine Marseille et Toulon, ont accueilli le forum Biomarine 2008, le premier forum mondial de la mer, qui accueille la communauté scientifique mondiale, les acteurs du monde maritime, les états, ainsi que les ONG. Alors que les problématiques marines ont du mal à  percer parmi les sujets abordés dans le grenelle de l’environnement tant médiatisé, c’est la première fois à  l’échelle mondiale que ces différents secteurs sont réunis afin de réfléchir aux solutions pouvant faire face aux problèmes du milieu marin, essentiellement en terme de pollution, de ressources et d’exploitation marines.

J’ai donc eu la chance d’assister à  la journée de jeudi, dont le thème était « Les ressources vivantes de nos océans« . Une journée bien intéressantes ponctuée par des débats scientifiques avec des personnalités de renom à  l’image de Jeremy Jackson, scientifique émérite, écologiste marin et professeur à  l’Université de San Diego en Californie.

Dans la matinée, un premier débat traitait le sujet de l’aquaculture. J’en retiens essentiellement la présence de représentants japonais, qui ont fièrement exposé leur production aquacole en masse, mais quand la question de la quantité prélevé en mer pour nourrir ce business arriva… on n’eut droit qu’à  un « i have no details… » puis celle des produits utilisés contre les maladies: « i have no details… ». Un autre point m’a aussi choqué lorsqu’une personne affirma « on entend toujours dire qu’il faut créer des réserves marines, mais il ne faut pas oublier que les fermes aquacoles sont des réserves marines »… Gloups… bravo, alors là  je dois dire c’est typiquement français, quand on pense à  la quantité de poissons qu’il faut pour nourrir ceux que l’on veut faire grossir! Je pense que c’est ne pas regarder bien plus loin que le bout de son nez… se limiter à  ça franchement, c’est déprimant. En tant que pro-AMP (non non c’est pas de la politique: aire marine protégée), je peux vous dire les bienfaits d’une réserve marine, autant pour la nature, pour le tourisme, pour la pêche… Pour citer 2 exemples locaux, le Parc National de Port-Cros et le réserve marine de la Côte-Bleue sont de véritables réussites. En attendant à  Marseille, toujours rien… si ce n’est une pauvre petite zone interdite à  la pêche au-dessus des récifs artificiels.

Dans l’après-midi, une autre conférence s’annonçait passionnante: « Corail, nuages et dauphins : témoignage de l’impact des humains sur l’océan« . Le débat commence avec Richard Sommerville, professeur émérite de l’institut Océanographique de Scripps aux USA, qui nous fait un remake d’ »une vérité qui dérange » d’Al Gore. Par la suite, Jean-Michel Cousteau nous montre des images de lui et son équipe sauvant un petit orque en Nouvelle-Zélande, avant de mettre le secrétaire d’état de l’outre-mer (très fier d’être le seul ministre à  avoir le mot « mer ») face à  ses responsabilités, en lui expliquant qu’il avait en charge un espace maritime aussi grand que l’Europe, ce qui lui a donné à  priori un bon coup de stress… au bout de 8 mois il serait temps ! Quelques minutes après c’était au tour de Patricia Ricard, qui préféra largement laisser la place aux images, avec un film sur les géants des mers…

Le ton de la conférence fini donc plutôt sur une touche d’optimisme, ce qui n’est pas désagréable, mais j’avoue que j’attendais un peu plus de cet conférence. Evidemment, faire passer ces massages, encourager à  faire toujours plus, tout en sachant qu’il est important que chacun fasse un peu et qu’il faut unir nos force est primordial.

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Une journée pleine de bulles…

Aaaaahhhh… après cette dernière journée de travail de la semaine, il est temps de revenir sur la journée d’hier, où j’ai pu plonger à  2 reprises. Et autant dire qu’elle fut chargée en émotions.

J’ai commencé tôt pour cette première plongée, rendez-vous 8h30 au Grasm, direction le Tiboulen du Frioul, la plus petite des îles de l’archipel, située derrière Ratonneau. Une petite plongée à  20m sur le coralligène, dans une eau claire. Le coralligène , c’est cette structure biogène, qui naît de l’activité de divers organismes calcifiés, notamment des algues. C’est un écosystème fabuleux,   constitué de galeries habitées par un grand nombre d’espèces. Quelques mètres plus loin, un beau mérou se repose posé sur le fond au pied d’un rocher. Un spécimen d’environ 60cm. On continue… l’occasion de passer dans une faille, rien d’exceptionnel mais c’est sympa! C’est bientôt la fin, mais j’ai déjà  dans la tête ce qui m’attend un peu plus tard dans la journée…

17h00… Un court passage au Vieux Plongeur et il est l’heure de retrouver Marco, mon poto de plongée, très expérimenté. Il avait envie de fêter sa 599ème plongée (pourquoi fêter la 600ème, c’est plus original comme ça !. En route pour Figuerolles à  la Ciotat. On se prépare pour une plongée de nuit… L’occasion de fêter ma 1ère ! On prend un peu de retard (un pneu à  plat, une déviation…) et on arrive vers 18h30, histoire de se mettre à  l’eau aux dernières lueurs du jour… après avoir descendu les xxx marches qui mènent à  la calanques, en se disant comme à  chaque fois qu’après il faudra les remonter, mais bon au moins on sait pourquoi on est là  !

Après quelques bon coups de palmes qui nous mènent presqu’à  l’entrée de la calanque, on vide le gilet, et on se laisse couler dans le noir… sensation très étrange, mais je trouve ça encore plus relaxant que de jour.

On se dirige d’abord assez rapidement vers l’exterieur de la calanque, où l’on passera quelques minutes à  visiter le coralligène, vers 24m de profondeur. Le coralligène de nuit, c’est à  voir !   Je repère rapidement dans ses infractusosités, de belles crevettes cavernicoles, très élégantes avec leurs longues pinces et longues antennes me faisant penser aux moustaches de chat. Une belle Mostelle quelques mètres à  côté, nous fait juste le plaisir de se montrer, mais pas assez pour la photo… Je suis frustré ! J’essaye de voir si elle ressort de son trou, en vain. Tant pis, ça sera pour la prochaine fois. Par contre, voici un poulpe pas du tout effrayé par mon flash, il a presque l’air d’aimer ça, et fait quelques poses sympathiques.

A ce moment là , nous tombons, sur une nasse abandonnée, lestée par des cailloux, et qui avait dejà  emprisonné quelques poissons. Marco et moi décidons de la vider. Je fais sortir le premier: un apogon, Marco s’occupera des autres, une rascasse et un labre, et se trimballera avec la nasse le reste de la plongée.

Après le coralligène, on se dirige vers la faille, pour découvrir des parois recouvertes de corail rouge, l’or rouge de la Méditerranée. C’est magnifique ! Plonger la nuit, est l’occasion évidemment de rencontrer certains animaux en activité, comme la murène, qui de jour, reste plutôt dans son trou. Celle que nous rencontrons devait surement s’adonner à  une partie de pêche lorsque nous la surprenons. Hors de son trou, elle n’a pourtant pas été effrayé par le phare, et le flash.

Enfin, un gros lièvre de mer broutant des algues nous attendait avant que l’on commence la remontée. Celui que j’ai vu quelques jours auparavant, n’était finalement pas si gros que ça ! Ce que j’aime avec ces grosses limaces, c’est qu’on a le sentiment de ne jamais les déranger, c’est presque comme si l’on existait pas.

Nous voici la tête hors de l’eau après 70 minutes. Enfin pas tout à  fait car il reste une cinquantaine de mètres jusqu’à  la plage, pendant lesquels je profite pour regarder encore un peu au fond, histoire de ne rien rater… quelle chance! Arrivé quasiment au bord de la plage, dans un demi mètre d’eau, je me retrouve nez à  nez avec 2 calamars, qui ont l’air aussi surpris que moi !!! Le temps d’attraper l’appareil photo… trop tard, ils détalent comme des fusés, dommage.

Arrive alors, la longue, interminable et douloureuse remontée sur le parking… parait qu’il ne faut pas faire d’effort après la plongée… et une petite récompense : figues séchées, chocolat chaud, et un petit verre de Boukha (alcool de figue, spécialité tunisienne).

Arrivé à  la maison , la nuit fut bonne, avec plein de belles images dans la tête…

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La digue de Pomègues (Frioul)

Une petite arche au pied de la digue

Hier après-midi, 14h00. Direction le Frioul avec le GRASM. Sur une mer d’huile (comme on dit à  Marseille, « y’a pétole ! », on arrive vite sur le site, juste à  l’exterieur de l’anse de Pomègues, autrefois port de quarantaine, où les navires marchands qui venaient commercer à  Marseille devaient s’arreter pour éviter les épidémies.

On se met à  l’eau derrière la digue qui a été construite à  l’époque pour agrandir le port. La visibilité n’est pas terrible, on arrive à  peine à  distinguer le fond sableux à  16m.

Après les exercices, un peu d’exploration… dans une eaux bien chargée, on essaye de ne pas se perdre. Direction les rochers. L’occasion de trouver une belle langouste. Tapie dans son trou, le crustacé me met en garde avec ses longues antennes lorsque je m’approche d’elle pour la photographier… tant mieux la photo n’en sera que plus belle !   (je fais attention à  mes gestes et arrive quand même à  ne pas l’effrayer). Elle a l’air de m’observer et est peut-être aussi intriguée que moi.

Quelques minutes avant, je découvrais un ver de Bonellie complètement déployé. Cet individu femelle étire une sorte de trompe (jusqu’à  1.5m) qui se termine par un T , et qui lui sert à  se nourrir.

C’est bientôt l’heure de remonter, les premiers frissons se font ressentir dans la palanquée…

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Plongée dans la calanque du cul de Peyrau… (Frioul)

?????????!!!!!! Qui c’est ce Peyrau ? Me voici aujourd’hui une nouvelle fois au Frioul, dans la calanque du cul…. me demandez pas pourquoi ce nom, je ne le sais pas ! Si je trouve la raison…

Le mistral a enfin cessé… mais laisse derrière lui une mer bien froide. D’ailleurs, pourquoi? Non pas à  cause de sa fraicheur, mais plutôt sa direction: venant du nord, il va pousser les eaux chaudes de surface vers le large, celles-ci seront remplacées par les eaux profondes, plus froides, qui remonteront.

Un peu de théorie ne fait jamais de mal… mais passons maintenant sous le miroir. Nous arrivons avec le bateau du GRASM sur le site: une eau froide comme prévu, 16 °, bon y’a pire! Une descente de 16m, pour se retrouver sur le sable, où nous ferons quelques exercices. Puis à  nous l’explo! Un joli banc de mendoles nous montre la voie… Au moment où nous profitions d’un petit tunnel dans les rochers pour s’y engouffrer (ben oui la spéléo, ça s’improvise pas, faut bien commencer à  sa portée !!!), je remarque sur le sol, entre quelques Codiums en boule, une boule différente des autres… c’est du corail. Une colonie de Cladocore, une des quelques espèces de Méditerranée. Celle-ci est très proche des coraux tropicaux, et peut former de petits récifs. Hop c’est dans la boite !

Le reste est moins passionnant ;-) mis à  part un petit poulpe, et 2 petites seiches vraisemblablement nées au printemps vu leur taille. Elles se trouvaient dans un petit « boyau » dans lequel j’ai eu la curiosité d’aller jeter un oeil! Coup de bol. La curiosité est un… très bon défaut! La plongée se finira dans une petite plage de galets sous-marine, avant la remontée.

Vendredi après-midi, la prochaine !

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