Monthly Archives: novembre 2008

Le grand Salaman

Dur dur de se lever ce matin, si ça n’était pas pour allez plonger, la grasse mat’aurait été la bienvenue… il fait froid depuis trop longtemps dejà  (pour moi) ici, il pleut, mais bon quand on est passionné, rien ne nous arrête ! Je verrai surement pire !

Rdv 8h30 au GRASM… et par moment on a un peu l’impression qu’il vaudrait mieux rentrer se coucher ! Le bateau qui a démarré quelques minutes plus tôt, finalement a décidé, lui, d’aller se coucher ! Il nous laisse en rade… Malgré les efforts de Jonathan, rien n’y fait… En plus de ça le détendeur d’un plongeur fuit… puis au tour de mon octopus… Bon décidément !

Finalement, on prend le deuxième bateau, on change les détendeurs et c’est parti, direction le Frioul. La mer commence a se lever, ils ont prévu une rentrée du sud . Au bout de quelques minutes, nous voici arrivé sur le site du Grand Salaman, au nord de Ratonneau. A peine l’ancre placée…,   à  quelques mètres de là , suivi d’à  peine quelques gerbes d’eau, une magnifique torpille argentée fend la surface comme pour nous saluer et conjurer le mauvais oeil… un thon rouge d’environ 1m50 en pleine chasse. Pas la peine de demander les photos… j’ai tout juste eu le temps de lancer un Waow d’étonnement !

Une fois à  l’eau, on retrouve ces nombreux bancs de poissons qui tapissent le bleu… Après quelques exercices de remontée, c’est l’heure de prendre quelques photos. Plusieurs poulpes, dont un qui semblait jouer à  cache-cache avec moi entre les feuilles de posidonie. Quelques belles photos d’ambiance avec les bancs de poissons. Deux étoiles de mer. Une nouvelle espèce de bryozoaire vient agrandir ma collection. Et puis comme je n’ai que de rares photos de moi underwater, un autoportrait !

Le retour fut beaucoup plus agité, avec des creux de plus en plus gros… en espérant que ça se calme car la prochaine est prévu pour mardi !

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S’en passe des choses sous l’eau…

Lors d’une de mes récentes plongées, j’ai pu une nouvelle fois observer une des multiples curiosités que le monde marin a à  nous offrir. Ce que j’aime dans la plongée et dans la vie marine, c’est qu’on a beau replonger sur un même site, chaque plongée est unique et nous réserve son lot de surprise.

C’est comme ça que j’ai pu observer au creux d’un rocher, une éponge dans une posture un peu particulière. Un spécimen de l’espèce Chondrosia reniformis, communément appelée Eponge rognon était entré dans une phase de reproduction… asexuée. Il ne faut pas oublier que les éponges font partie du règne animal, et qu’elles constituent une des formes de vie les plus primitives. Elles sont constituées par 2 couches de cellules, séparées par une sorte de gelée, la mésoglée.

La plupart possèdent des spicules, qui sont de minuscules structures qui consolident l’éponge. L’éponge rognon, est une des espèces qui en sont dépourvues, ce qui lui permet de se déformer, et de « couler » afin d’aller coloniser la roche un peu plus bas, et de former une nouvelle colonie.   Ceci lui permet d’optimiser sa reproduction, car comme toutes les éponges, elle se reproduit aussi de manière sexuée.

Si vous voulez lire quelques histoires bien plus croustillantes sur les ébats amoureux sous-marins, n’hésitez pas à  voir l’article « Sexe sous la mer » de Francis Le Guen qui se fait un plaisir de décrire comme il sait le faire, l’intimité de nos amis aquatiques. (Déconseillé aux -16 ans… ou presque !) ;-)

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Farillons et Petites cambrettes !

Après une bonne nuit de sommeil, un tour de cadran cause horrible mal de crâne, je reviens sur ma journée d’hier.

2 plongées au programme, avec le Grasm. La journée commence donc tôt, rdv 8h30. L’air est bien frais, un petit mistral rode dans les parages depuis 2 jours… l’eau doit être bien fraîche. Malgré une mer un peu formée, on prend la direction des îles sud ! 4 ans que je n’étais pas retourné sur ces joyaux de la Méditerranée pour faire une vraie plongée… j’y passe pourtant tous mes étés au boulot !
On se retrouve finalement sur les Farillons, au sud de Maà¯re, bon c’est pas le meilleur coin, Riou recèle de véritables merveilles comme les Impériaux pour ne citer qu’eux, mais je prend quand même ! Les arches des Farillons sont superbes, et en général gavées de poissons.

On se met à  l’eau… surprise, je m’attendais à  entrer dans une eau d’un froid polaire (oui, j’exagère un peu, Marseille oblige) et je me retrouve dans une eau quasi-tropicale (bon là  j’abuse carrément !): on aura quand même un bon 18 ° ! Le temps de se retrouver à  une quinzaine de mètres, on s’aperçoit que le courant est de rigueur ! Du coup là  plongée se transforme presque en dérivante… on le laisse aller le long du tombant, j’ai l’impression de voler… on passe devant la première arche, c’est magnifique de voir les bancs de poissons au milieux, on a l’impression qu’ils prennent la pose pour un tableaux. C’est tellement beau, que pour pouvoir contempler un peu plus, obligé de pédaler un max pour lutter contre le courant.
Puis on continue vers la deuxième arche, rebelote. On observe également des bancs de sars à  têtes noires dans le bleu.

En revenant un peu sur nos pas, on aura aussi l’occasion de passer dans la faille pour se retrouver de l’autre côté du tombant, côté épave « Le Liban » qu’on ne fera pas d’ailleurs… (pour la petite anecdote , j’ai eu l’occasion de survoler l’épave à  29m … en formation Niveau 1 8-) ! Je tairai le nom du club avec qui j’étais évidemment, bien sà»r ce n’était pas le Grasm). Pour en revenir à  cette faille, pas évident d’y passer avec du courant mais on y arrive sans encombre, je fais toujours très attention à  mes palmes pour ne pas abîmer la faune, je m’en voudrais trop… du coup bien souvent j’adopte des nages venues d’un autre monde… j’aimerais bien me voir ! Ici, les parois sont recouvertes d’anémones encroutantes essentiellement, et d’éponges aussi.

Le retour se fait dans un mer toujours plus formée.

Pour la deuxième plongée, rdv vers 2h30, juste le temps de taper une petite sieste ! Cet après-midi une belle surprise nous attend… Direction le Frioul, dans la calanque des petites cambrettes. On se met à  l’eau à  presque 16h, avec dans l’idée de voir… des hippocampes. Julien nous affirme qu’on en verra !

Le courant est moins marqué ici, mais la visi un chouia moins bonne. On commence par explorer la falaise côté sud. L’occasion de prendre en photo un beau chapon, un lièvre de mer (encore !), et surtout de belles branches de coraux mous appelés Alcyonaires. Un peu plus loin, la visibilité nous fait défaut, on décide de revenir sur nos pas, et d’aller à  la rencontre des hippocampes…

On a pas mis 3 min à  trouver le premier ! Un hippocampe moucheté mâle (le fameux mâle qui porte les oeufs que la femelle lui a confié). Ce petit animal fragile est d’une beautée et d’une grâce incroyable… on essaye de ne pas l’effrayer et surtout je tente de le prendre en photo pas trop près pour ne pas le stresser avec le flash… pour voir quelques minutes plus tard, 4 ou 5 plongeurs autour de lui le pointant de leurs phares à  50cm pour le shooter au mieux… je rêve !!! Je suis bien content de n’avoir pris que des photos moyennes…

Quelques mètres plus loin… la femelle !!! Un peu plus grande, et jaune. Les photos sont difficiles à  prendre car le petit poisson à  toujours tendance à  tourner le dos.

Je commence à  ressentir un marteau me cogner dans le crâne, dues à  mes micros apnées pendant mes photos et le caz carbonique que j’accumule… vais devoir travailler la-dessus… cependant je remonte sur le bateau avec un sourire jusqu’au oreilles, c’est toujours un grand plaisir de voir des espèces très rares.

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Retour à  l’eau après la tempète ;-)

Après une longue période pluvieuse, où à  Marseille on a presque vu le ciel nous tomber sur la tête, le temps s’est calmé depuis quelques jours… juste le temps d’attendre que la mer se calme, et surtout que la visibilité redevienne praticable.   Je décide donc hier après-midi de me remettre à  l’eau. Juste après être passé au Vieux Plongeur, où j’étais parti pour acheter une stab d’occasion, et être reparti avec une neuve (me suis fait avoir !!! Je plaisante j’ai fait une bonne affaire, je suis content de mon achat), direction la Côte Bleue, Sausset-les-Pins, pour une plongée aux jardins de Sausset.

Je m’attendais à  une visibilité médiocre, ici, le Rhône a encore son influence surtout après les pluies. J’ai été agréablement surpris de m’immerger   dans une eaux claire, presque cristalline… bon là  je fais mon marseillais.

Cette fois-ci je pars à  gauche ! En survolant l’herbier de Posidonie, je me régale une fois de plus à  observer les petits labres nettoyeurs à  l’Å“uvre. Nettoyage de serrans, de labres, de girelles, ils s’appliquent à  la tâche.

Le site se compose de plusieurs failles disposées comme les doigts d’une main. On peut y voir une grande partie de la faune méditerranéenne. Dès lors que l’on s’intéresse à  la vie marine, il y a de quoi être émerveillé par le site. Très vite je débusque une porcelaine… pas de chance, l’animal était bien au chaud au fond de sa coquille luisante.

Un peu plus loin voici des coraux, que j’étais venu chercher, pour illustrer un article à  paraître dans le prochain chercheur d’eau. Pas toujours facile à  trouver car ils se fondent facilement dans le décor.

J’arrive sur une des grosses failles du site. Une brèche s’ouvre dans le sol, où l’on peut y voir le fond sableux 4 ou 5 mètres plus bas. Les parois sont tapissées de gorgones jaunes   au milieu desquelles on observe facilement des apogons, des ascidies rouges, des éponges, etc…

Je me retrouve à  l’intérieur de ce mini canyon, à  environ 13m de profondeur. J’ai ce jardin luxuriant pour moi tout seul. Un petit banc de sars à  tête noire passe… J’avoue me sentir incroyablement bien à  ce moment. Je sais que le fait de plonger seul irriterait un bon nombre de plongeurs, mais se trouver dans ce silence à  observer chaque mouvement autour de soi, est pour moi un sentiment incroyable. Les adeptes me comprendront…
J’essaye de mesurer les risques que je prends, j’ai la sensation de « maîtriser la situation », je passe en boucle dans ma tête les différents problèmes que je pourrais rencontrer… néanmoins on est pas à  l’abri d’un malaise. Je ne prend aucun risque supplémentaire, regarde mon manomètre toutes les 2 minutes ainsi que le profondimètre. Je me fixe des limites à  ne pas franchir.

Bon pour en revenir à  cette plongée, je refais surface 1h05 plus tard, avec un bon nombre de belles images, et déjà  impatient de voir le résultat sur l’écran. Nous sommes en novembre, et malgré l’heure la nuit ne va pas tarder à  tomber. De quoi imaginer une prochaine plongée nocturne… pas seul c’est promis !

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Retour à  l’envoyeur…

Comme à  chaque fois qu’il y a une tempête, notre grande bleue nous fait savoir tout ce que nous lui faisons subir. Comme une grosse séance de balayage, les vagues nous renvoient, j’allais dire, TOUT nos déchets… justement, c’est malheureusement une infime partie de ce que nous y déversons, volontairement ou non. C’est à  chacun d’être vigilant sur le devenir de ses déchets, et sur sa manière de consommer. Jugez-en vous-même…

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