Monthly Archives: juin 2011

Plongée de nuit : la digue de Carry

Poulpe de nuit

L’été approche à grand pas, et avec lui le temps des plongées de nuit également, un des grands plaisir de tout plongeur bio ! Découvrir la vie nocturne, car il s’agit bien souvent de découverte tant les rencontres peuvent être différentes de celles que les plongeurs font de jour.

Et Oriol et moi furent, encore une fois, loin d’être déçus ! Dans moins de 6m de profondeur, et pendant plus de 2h d’immersion, nous avons fouillé les moindres failles et rencontré une nouvelle fois de nombreuses espèces que nous n’avions encore jamais observé.

Voici un avant-goût en vidéo… avant que je reparte à la chasse aux images. Et oui… low battery sur le flash !!! Ce sont des choses qui arrivent (toujours au mauvais moment !).

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Poisson de Méditerranée : sur la piste du rason …

Le rason juvénileVoici la preuve qu’une plongée que l’on a fait maintes fois réserve toujours des surprises… Me voici une fois de plus sur les jardins de Sausset, cette fois-ci avec Oriol. Rendez-vous dimanche matin sous un soleil bien agréable. Et parait-il, il y a du rason… La chasse est ouverte !

Il y a des espèces comme ça, on les connait, mais on ne les voit jamais. Heureusement, il existe un vieux dicton qui dit qu’il ne faut jamais dire jamais ! Après avoir trouvé ces dernières plongées, le serpenton à long nez, le syngnathe (que j’avais croisé plusieurs fois à l’étang de Thau mais jamais en mer), et autres donzelles, c’était ce weekend au tour du fameux rason, Xyrichthys novacula, un magnifique poisson qui vit sur le sable… ou même dans le sable !

Et heureusement… Pour le coup, la plongée sur les jardins fut un peu décevante… pas beaucoup de limaces, un petit poulpe, et pas grand chose de plus, si ce n’est les quelques dizaines de plongeurs croisés sous l’eau ! Nous décidons alors de filer sur le sable à la recherche du rason. Bonne idée… puisque à peine arrivé, le premier nous offrit une danse ondulante juste au-dessus des rides du sable. Rapidement, un deuxième apparu. Nous voici en compagnie d’un mâle et d’une femelle.

Les rasons font partis de la famille des labres et sont plutôt territoriaux, et les mâles ont plusieurs femelles. Lorsqu’ils sont effrayés, ou bien la nuit pour être à l’abri, ils s’enfouissent dans le sable.

Quelques minutes plus tard, j’aperçois un petit poisson ressemblant à une blennie un peu plus loin sur le sable. Un peu intrigué, car les blennies ne fréquentent pas vraiment les fonds sableux, je m’en approche, découvrant alors un rason juvénile ! Certainement un petit des adultes que nous avons rencontré.

Le manque d’air mis un terme à cette rencontre, mais d’ores et déjà le rendez-vous est pris… A bientôt petits rasons !

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Sur le coralligène à Figuerolles…

On vous observe...Figuerolles, je le répéterai encore mille fois, c’est un vrai plaisir ! Après de nombreuses plongées dans cette calanques, il y a encore pas mal de zones que je n’ai pas vraiment exploré.  Ce weekend, nous descendions sur le coralligène, à la sortie gauche de la calanque… une plongée sur 28m, splendide !

Il est possible de palmer en surface jusqu’au bout de la calanque, mais lorsque ça bouge un peu mieux vaut s’immerger avant. Au bout, la descente se fait jusque sur le sable et les première patate de coralligène apparaissent… Voici des centaines d’années qu’elles sont là… des milliers certainement… Quand on sait la vitesse de croissance du coralligène, on ne peut qu’être en admiration devant ces constructions vivantes. Les algues calcaires en sont la principale origine. Elles poussent, meurent, se recouvrent les unes sur les autres, piègent le sédiment, et petit à petit font grossir les constructions qui font le bonheur de nombreux êtres vivants, qui se cachent ou creusent à l’intérieur. C’est en général vers 25-30m que l’on trouve de belles étendues de coralligènes. La lumière est idéale et les brouteurs sont moins nombreux qu’en surface… laissant les algues se développer.

D’apparence monochrome due à la profondeur, le coralligène dévoilent, dans le faisceau du phare… une véritable explosion de couleurs ! Et bien sûr d’habitants: poulpes, langoustes, limaces de mer, éponges, coraux…

Syngnathe sur le coralligèneEt une belle surprise : alors qu’on venait d’apercevoir le mérou occupant les lieux… voilà que je fût dérangé par un syngnathe ! Ce cousin des hippocampes, n’est pas très courant… ou du moins, bien difficile à trouver. Mis à part ceux que l’on peut voir dans l’étang de Thau, c’est la première fois que j’en trouvais un en mer…

Une fois revenus dans la zone des 15m, la calanque est une zone sûre pour faire ses paliers s’il y a lieu, et surtout pour finir la plongée. La notre se finira en compagnie d’un poulpe à long bras. Une vrai surprise quand on sait que cette espèce ne sort normalement que la nuit…

Allez, je vous laisse avec les photos, et vous promet de vous ramener bientôt la plongée en vidéo ! Oh zut, je vais devoir y retourner….  ;-)

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