Monthly Archives: juillet 2011

Photo sous-marine : royale la girelle !

Girelle royale

« Y’a pu d’saison ma pauv’ Lucette ! » Non c’est vrai y’a pu d’saison… alors que les derniers jours de juillet arrivent à grands pas, on peut dire que c’est un temps de mois d’octobre qui s’est installé par ici… Bref, hier matin je profitais enfin de la fin du mistral pour aller tremper mes palmes du côté de Sausset-les-Pins et vérifier tout le matos photo, avant la croisière en Mer Rouge (départ samedi !)… Quelle idée ! Un temps à peu près ensoleillé avant de rentrer dans l’eau, 13°c sous la surface (oui oui comme en janvier !) , et en sortant nuages bien gris, du vent, et la pluie… qui a tout de même attendu que je finisse de me changer pour arriver… oui la pluie est polie…

Mais non, je n’écris pas ces quelques lignes pour me plaindre…  :-S… car malgré ces conditions automnales et une visibilité à couper au couteau (oui comme le brouillard), j’ai quand même pu me faire plaisir niveau photo.

La raison ? Les girelles (Coris julis) … poissons haut combien commun sur nos côtes, mais toujours agréables à photographier, surtout les mâles en période de reproduction. Ceux-ci sont alors particulièrement territoriaux, et viennent frôler le hublot du caisson dès qu’on s’en approche, au plus grand plaisir du photographe sous-marin !

Voilà donc quelques photos, de face, de profil, droite, gauche, un peu sous toutes les coutures…  ;-)

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Pub de requins !

Lorsque je les vois, je ne peux m’empêcher de contempler cette extraordinaire réussite de la nature. Les requins sont si parfaits et sont tellement bien adaptés aux milieux aquatiques, qu’ils n’ont même plus évolués depuis des dizaines de millions d’années. De redoutables prédateurs, complets, et bien souvent au sommet de la chaîne alimentaire, quelque soit leur milieu de vie. Car ils ont réussi à coloniser toutes les mers et les océans de la planète, des plus chauds aux plus froids… et même au-delà car certaines espèces vivent même dans les fleuves à l’image du requin bouledogue que l’on peut croiser entre autres dans les eaux du Zambèze, du Mississipi ou de l’Amazonie.

Malgré cela, ils souffrent toujours de cette mauvaise réputation de mangeurs d’hommes, totalement infondée, tant les attaques de requins sont infimes comparé aux centaines de millions de baigneurs, de surfeurs, de plongeurs qui croisent leur route chaque année. De l’ordre d’une dizaine de morts par an… A titre de comparaison, les chutes de noix de coco causent 15 fois plus de décès… soit environ 150 par an !

En cause, à n’en pas douter le cinéma, qui ont fait des squales de véritables tueurs… Difficiles pourtant d’en vouloir à Spielberg et son mythique Jaws qui berça mon enfance… ma passion pour les requins étaient née ! Une époque à laquelle on savait peut de choses sur les requins…et probablement l’ignorance de l’impact d’un tel film.

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Plongée Mer Rouge : croisière sur l’Exocet

Exocet 3

L’Exocet, c’est ce petit poisson des mers chaudes dont les nageoires pectorales hypertrophiées lui permettent de voler à quelques centimètres au-dessus de l’eau. De fait, c’est aussi le nom donné à des missiles français antinavires volant à basse altitude…

Mais pour cet été, l’Exocet ça sera surtout ce magnifique bateau emmenant les plongeurs pour des croisières de rêve dans les eaux chaudes de la Mer Rouge ! Pour la première croisière organisée par Scuba People, nous partirons sur les spots mythiques tel que Ras Mohamed, le Thistlegorm, Panorama Reef, …, soit une croisière nord élargie, les croisières en Mer Rouge se découpant généralement en croisière nord ou croisière sud.

C’est l’équipe de Diving Attitude qui nous emmènera sur ces spots aujourd’hui délaissés par les touristes suite aux évènements du début de l’année. Donc à nous la Mer Rouge comme on peut la rêver, sans les dizaines de bateaux figés sur chaque spot de plongée. Certes, c’est triste car le tourisme est malheureusement au plus bas en ce moment, et ce sont toujours les plus démunis qui en souffrent…

C’est donc le bon moment d’y aller, les professionnels du tourisme ont besoin de vous, et en plus vous serez tranquilles ! Que demander de plus !

Allez, encore une grosse dizaine de jours à attendre, départ le 30 juillet pour Hurghada…

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Plongée estivale aux Jardins de Sausset

Aaaaaaaah que c’est bon la plongée l’été, quand la température de l’eau a la bonne idée de grimper à tel point que l’on se permet d’ôter gants, cagoule, et surveste ! Ce matin, je ne pouvais m’empêcher de partir direction Sausset-les-Pins pour une petite plongée solo dans mon jardin favori. Et quel régal, 24°C en surface, 22°C au fond et pas un seul frisson durant les 90 min d’immersion cheveux au vent ! Enfin dans le courant…

Et oui parce que la plongée l’été c’est bien beau, mais il est malheureusement bien rare du côté de Marseille de profiter en même temps d’une eau chaude et d’une visibilité grandiose ! Heureusement qu’on l’a ce sacré mistral qui glace les plongeurs jusqu’aux os, parce que bien souvent c’est grâce à lui que l’on peut avoir une très bonne visi sous l’eau.

Donc autant dire que ce matin, bien que la plongée fut très agréable, on n’y voyait pas grand chose ! Pas plus de 10 m ! De la soupe ! Et je sentais bien qu’au plus le temps avançait, au plus j’avais la sensation que le courant augmentait au fond… Bingo, malgré une mise à l’eau vers 10h30 alors que la surface était à peine ridée, une heure et demi plus tard les vagues déferlaient lorsque je refis surface ! Le vent venant de la mer s’était levé comme il le fait bien souvent dans les périodes les plus chaudes de l’été.

Mais je ne fut pas pour autant déçu de l’immersion. Les plongées en « petite tenue » sont rares par ici, alors autant bien en profiter ! Et je commençais par rencontrer le petit rason juvénile, certainement le même que la dernière fois. Par contre les adultes ne se sont pas montrés !

Le premier tombant était envahi de girelles paon, c’est dire si l’eau était chaude ! Et je me suis soudain posé une question ! On ne les voit pas ici que quelques jours dans l’été, lorsque la température est assez chaude. J’imagine qu’elles suivent les courants chauds en venant de l’est. Mais que deviennent-elles au premier coup de mistral lorsque la température chute ? J’ai du mal à croire qu’elles retournent rapidement d’où elles viennent… Question à creuser !

A part ça quelques limaces, deux poulpes dont un très balaise, et surtout j’ai assisté à la reproduction des girelles ! J’ai pu observé (pas filmé malheureusement, un peu pris au dépourvu !) un banc de femelles autour duquel tournait un mâle, jaillir d’un coup en pleine eau pour expulser leurs ovules. D’ailleurs c’était assez étonnant de voir que les femelles se déplaçaient toutes par petit bancs d’une quinzaine d’individus. Et les mâles semblaient avoir un comportement plutôt agressif… Bref, un petit spectacle de la grande bleue !

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Randonnée palmée dans la réserve marine de Carry

Banc de sars

A quelques encablures de Marseille, mais si loin du brouhaha et de la chaleur de la cité phocéenne, on peut encore trouver des petits bouts de paradis qui enchanteront les snorkeleurs. La Côte-Bleue représente une réussite en termes de protection marine, et son parc marin vous offrira de quoi en avoir plein les yeux… La plage du Cap Rousset, en plein cœur de la réserve marine de Carry, est l’endroit idéal pour la découverte du snorkeling et bien sûr de la vie marine.

  • Y accéder :

En arrivant par l’A55, prendre la D9 direction Côte-Bleue et sortir à Carry-le-Rouet. Devant le port, prendre à gauche et après la montée, tourner à droite au niveau du panneau « Cap Rousset ».

  • Sur place :

L’été, si vous arrivez tôt le matin (avant 9h15), vous trouverez de la place sur le petit parking ( P ) face à la plage. Dans le cas contraire, le stationnement est aussi autorisé tout le long de la route.

Une fois sur place, vous pourrez prendre un café à la « buvette du Cap » qui surplombe la plage, vous y serez bien accueilli. Vous pourrez aussi y manger à midi.

La plage est surveillée par le poste de secours, et vous trouverez également une douche ( D ), bien utile pour rincer le matériel. L’ambiance sur la plage est très paisible et familiale.

  • Mise à l’eau :

Pour donner vos premiers coups de palmes, le mieux est de se mettre à l’eau derrière la petite digue sur la gauche. On peut facilement s’assoir sur les rochers qui dépassent de l’eau pour enfiler ses palmes. La mise à l’eau de la plage est aussi possible mais dans les premiers mètres, vous aurez l’impression d’être dans le brouillard, l’eau y est souvent très laiteuse jusqu’à la digue (l’occasion de croiser quelques gros loups qui aiment particulièrement les eaux troubles).

  • Sous l’eau :

Le plaisir de la plongée libre...Une fois immergés, bienvenu dans l’aquarium ! Vous commencerez à évoluer dans peu d’eau (1), mais déjà girelles, sars, saupes, serrans, loups, mulets et autres labres vous accompagnent. D’ailleurs, c’est un des endroit où vous pourrez observer quasiment toutes les espèces de labres de Méditerranée.

Après avoir survolé l’herbier de posidonie (2), et peut-être repéré quelques grandes nacres juvéniles, dirigez-vous vers la gauche. Là, se trouvent des fonds particuliers: cette dalle rocheuse ponctuée de « baignoires » est en fait d’anciens récifs coralliens fossilisés, caractéristiques de la Côte-Bleue. N’hésitez pas à chercher dans les cavités: poulpes, congres, rascasses y sont fréquents. Vous assisterez aussi au travail des labres nettoyeur.

De temps en temps, retournez vous : vous aurez certainement la surprise de voir que vous êtes suivi ! En effet, il n’est pas rare de se faire escorter par une horde de poissons tels que sars, oblades, dorades ou girelles ! Et oui, le poisson n’est pas craintif, c’est un des effets bien agréables d’une réserve marine.

Si vous passez de l’autre côté de la plage, vous trouverez de gros blocs rocheux (4), dans lesquels vous aurez peut-être la chance d’observer quelques corbs, aux nageoires dorées, un des plus beaux poissons de Méditerranée, devenus rares malheureusement.

Vous reviendrez en fouillant dans les rochers sur le côté droit de la plage (5), ou la posidonie (6), tondue en permanence par d’immenses bancs de saupes.

Que vous soyez novice ou expérimenté, naturaliste ou simple curieux, les eaux du Cap Rousset auront de quoi vous donner envie de revenir tremper vos palmes dans la grande bleue, et certainement d’en apprendre toujours plus.

Avec des fonds de 0 à 8m de profondeur, et la biodiversité que l’on y trouve, petits et grands y trouveront un formidable terrain de jeux.

Le site de randonnée palmée

  • Mise en garde :

Attention, vous êtes dans une réserve marine, il y a donc des règles à respecter. Toute forme de pêche y est interdite ainsi que les prélèvements. La plongée en scaphandre est également interdite.

Il est conseillé de faire attention avec ses palmes et d’éviter de s’accrocher au fond, afin de ne pas endommager les organismes vivants fixés. Des précautions à prendre dans la réserve, mais également partout où vous plongerez pour le respect de nos fonds !

  • Si vous voulez être encadrés :

Le Parc Marin de la Côte-Bleue vous accueille gratuitement tout l’été sur simple inscription, pour une initiation au snorkeling, et une balade sous-marine. Par petits groupes, un guide vous emmènera à la découverte des petits fonds et de leurs habitants…

Renseignements: www.parcmarincotebleue.fr

 

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