Monthly Archives: septembre 2011

Plongée de nuit : le petit nid à Sausset-les-Pins

Etoile de mer de nuit

Etoile de mer de nuitL’été indien est là ! Alors que l’automne est officiellement arrivé, les températures semblent ne pas vouloir franchir le pas, au plus grand plaisir des plongeurs. On bénéficie en effet d’un temps des plus calmes (annoncé au moins pour toute la semaine !), et la température de l’eau est toujours au-dessus des 20°C. Hier soir, avec mon binôme des plongées de nuit Oriol, nous nous rendions au Petit Nid à Sausset-les-Pins que j’ai maintes fois exploré de jour.

Une mise à l’eau un peu avant 23h, une eau étonnamment cristalline comme elle l’est rarement sur la Côte Bleue, et la sensation de couler dans un bain presque chaud… Et comme d’habitude, sur une zone réduite, on observe un nombre d’espèces incroyable ! Durant plus de deux heures et dix minutes, le matériel photo n’a pas été au repos. Malgré un peu de buée qui me fera grogner tout ce que je peux dans mon détendeur, je ramène quelques bonnes images illustrant la vie nocturne de nos petits fonds.

Nous avons même eu le plaisir d’être accompagnés par des milliers de petites étoiles filantes, suivant et illuminant chacun de nos gestes… Je parle évidemment du plancton luminescent, ces algues microscopique, des dinoflagellées, qui grâce à la luciférine qu’elles synthétisent, émettent de la lumière. Il faut alors éteindre son phare (ou mieux, le coller contre soi ! ça peut éviter des problèmes…) pour en profiter pleinement… Malheureusement, c’est le genre de phénomène qu’il est quasiment impossible à filmer sans une caméra professionnelle avec une sensibilité très élevée. Alors il ne faut pas hésiter… plongez la nuit, vous ne serez pas déçu !

Des articles qui pourraient vous intéresser :

Mérou brun : mission GEM à La Ciotat

GEMaLogo

Les plongeurs du GEMMembre du Groupe d’étude du Mérou depuis l’année dernière, je n’ai encore pas beaucoup publié sur les action du GEM. Ce weekend, le recensement du poisson emblématique à La Ciotat était l’occasion de vous faire découvrir, peut-être, un peu plus l’association qui oeuvre pour la protection des mérous en Méditerranée mais aussi pour améliorer les connaissances scientifiques concernant l’Epinephelus marginatus et ses cousins.

Et c’est dans le fief du célèbre Carrodano que l’équipe du GEM se retrouve, dès 8h30. Nous formerons deux équipes: une première avec les plongeurs bouteille menée par Jean-Michel Cottalorda et une autre composée d’apnéistes sous l’autorité de Marc André. Objectif, passer les sites choisis au peigne fin de manière méthodique et évaluer l’état des populations de mérous (taille, âge, quantité,etc…).

Depuis la création du GEM en 1986, les recensements se sont multipliés et la tendance se confirme. Protégés par un moratoire interdisant la chasse sous-marine du mérou brun depuis 1993 en PACA, les populations se reconstruisent ainsi que les pyramides des âges.

Du côté des apnéistes, les plongeurs se sont consacrés aux petits fonds de moins de 10m. La raison, c’est ici que les juvéniles passent leurs premiers stades de vie benthique, après le stade larvaire qui lui est pélagique. C’est ainsi que le courant liguro-provençal circulant d’est en ouest a permis de recoloniser en mérou les eaux marseillaises, avec des larves venant notamment de Port-Cros, protégé depuis plus de 40 ans. Les apnéistes ne trouveront pas de juvéniles, mais l’observation n’est pas forcement facile.

Après une première plongée, c’est autour d’une traditionnelle aïoli, que les plongeurs du GEM se réunissent, rejoint entre temps par Francis Le Guen qui nous fera le plaisir de passer le reste de la journée avec nous. L’occasion de lancer d’interminables discussions sur la protection de nos calanques et de nos fonds avec de grands spécialistes comme Jo Harmelin, un des piliers du Centre d’Océanologie de Marseille mais aussi du GEM, Jean-Michel Cottalorda (Sophia Antipolis), Eric Charbonnel (Parc marin de la Côte Bleue), Sandrine Ruitton (COM) pour ne citer qu’eux… et bien sûr Gérard Carrodano, ancien champion de chasse sous-marine, pêcheur professionnel (dont, en grande partie, d’animaux vivants), mais avant tout grand défenseur de l’environnement marin.

Et l’heure tournant, la deuxième plongée s’organise sous des nuages quelques peu menaçants, mais avec une météo finalement très calme. Et mon binôme de plongée sera bien sûr… Francis ! Pour le coup, pas de marches par dizaines à descendre et à remonter, juste un beau tombant à explorer, sur lequel nous verrons de nombreux mérous, mais aussi beaucoup de bancs de poissons. Ça fait du bien de voir notre belle Méditerranée regorgeant de vie.

Si vous voulez en savoir plus sur le GEM, n’hésitez pas à visiter le site internet à cette adresse : www.gemlemerou.org

Et voici le dernier journal de l’association, Marginatus. Cliquez sur l’image pour le télécharger.

Place aux photos !

 

Des articles qui pourraient vous intéresser :

Plongée Marseille : sur les épaves de Planier

Eaux poissonneuses de Planier

Eaux poissonneuses de PlanierÇa faisait un moment que je n’avais pas plongé avec Aqua Evasion, de Carry-le-Rouet. Une carte de plongées vierge m’attendait pourtant dans les classeurs du club… L’occasion fut venu ce dimanche de septembre, malgré un temps maussade qui failli me décourager à sortir du lit. Mais la passion l’emporta, sachant tout de même qu’une eau à plus de 22° s’offrirait à nous… mais certainement pas pour longtemps, puisque dès le lendemain, le mistral se mettra à souffler, et pas qu’un peu ! Résultat… sur les deux plongées de la journée, je pense avoir réalisé une de mes plus belles immersions méditerranéennes… 

Nous retrouvons à 10h Xavier et Pascal sur le parking de la plage du Rouet. Il est temps de préparer minutieusement le matériel, car nous partirons à la journée… direction le Planier, le célèbre phare situé au large de la rade de Marseille. Au programme, nous ferons deux superbes épaves que sont le Chaouen et le Dalton (sur lequel j’ai plongé de nuit au mois de juin).

Des articles qui pourraient vous intéresser :

Méditerranée : pôle de biodiversité

Méditerranée

Méditerranée« Elle a tout d’une grande ! ». C’est ce que l’on pourrait dire en parlant de notre Grande Bleue, notre Mare Nostrum, notre Méditerranée. Elle est certes un peu fraîche hors saison, voire même en été, lorsque le mistral pointe le bout de son nez, mais elle est quand même considérée comme une mer chaude. Sa température ne descend pas en-dessous de 12°, qui est la valeur des eaux profondes.

C’est dans cette mer quasi-fermée, cernée par les continents européen, africain et asiatique, que l’on peut rencontrer entre 8 et 9% des espèces marines de la planète, alors que sa superficie ne dépasse pas les 0,8% des mers et océans du monde. C’est pour cette raison que la Méditerranée représente à l’échelle planétaire, un pôle de biodiversité, comptant entre 10 à 12000 espèces connues. Ces espèces ont différentes origines : la plus grande partie sont d’origine atlantique (plus de 50%). Environ 30% sont endémiques et n’existent qu’en Méditerranée. Certaines espèces existent dans toutes les mers chaudes du monde (=pantropicales). Enfin, depuis quelques dizaines d’années a été mis en évidence la migration d’espèces de Mer Rouge en Méditerranée, via le canal de Suez, que l’on appelle espèces lessepsiennes, mais aussi la propagation d’espèces introduites involontairement par l’homme.

Quoi qu’il en soit, la Méditerranée est immensément riche et je vous propose un petit film qui vous fera découvrir ou redécouvrir de nombreuses espèces que vous croiserez certainement lors d’une prochaine plongée… ou pas… certaines sont plus ou moins faciles à dénicher, et peuvent entraîner une grande frustration, jusqu’au moment où…

Des articles qui pourraient vous intéresser :

Visit Us On FacebookVisit Us On TwitterVisit Us On GooglePlusVisit Us On PinterestVisit Us On YoutubeCheck Our Feed

Abonnez-vous aux articles !

Sponsors

PARTENAIRES

  • Plongimage
  • DYRON
  • ISOTTA
  • RECSEA
  • Chercheurs d'eau

Le Mag’ Scuba People

LE MAG'