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Saména au grand-angle (nouveauté 2013)

Rocher aux gorgones de Saména

Rocher aux gorgones

Saména… au sud de Marseille, entre la Pointe-Rouge et les Goudes ! Généralement, je m’échappe du centre de la cité  phocéenne pour aller plonger à quelques kilomètres, tout en ayant l’impression d’être en pleine nature. Et quand je m’immerge dans cette calanque, je suis 9 fois sur 10 équipé pour faire de la macro. Il faut dire que les fonds sont particulièrement riches en micro-faune.

Mais cette après-midi, j’appréhende la plongée différemment. Je ne cherche même pas à trouver de petites crevettes et autres  nudibranches… Au travers de mon objectif, ce n’est pas quelques cm2 qui apparaissent, mais une vision à l’angle impressionnant ! La raison : c’est Hubert, le gérant de Dyron, qui m’a fièrement confié le prototype de sa toute nouvelle optique (très) grand-angle qui sera en vente à partir du mois de janvier 2013.  Vous la retrouverez d’ailleurs au Salon de la Plongée, sur le stand de Plongimage-Dyron. Evidemment, je vous en reparlerai d’ici là, bien plus en détails, mais je vous laisse quand même voir les premiers résultats… Place aux images !

 


 

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Sultanat d’Oman, la destination plongée qui monte (article sponsorisé)

Oman-Kelp

Vous pensez peut-être déjà à la destination de vos futures vacances plongée de l’année 2013,  parmi lesquelles figurent certainement en tête celles où tout plongeur « qui se respecte » se doit d’avoir trempé ses palmes. Inutile de les citer, vous les connaissez par coeur ! C’est vrai que l’on est pas peu fier d’étaler son palmarès de destinations toutes plus tropicales les unes que les autres… Mais depuis quelques années, de nouveaux « spots » commencent à percer, offrant généralement aux chanceux qui s’y rendent, le plaisir de découvrir de nouvelles cultures et des fonds sous-marins encore peu fréquentés !  Des critères qui vous emmèneront peut-être  à la découverte du Sultanat d’Oman.

Située aux confins de la péninsule d’Arabie, aux portes de l’Asie, Oman offre un décor époustouflant, entre montagnes et déserts de sable, le tout s’ouvrant sur le Golfe d’Oman et la Mer d’Arabie, ce qui lui confèrent des eaux chaudes toute l’année, comprises entre 24° et 30°. Le sultanat de la mer, surnom d’Oman, est un véritable joyau géologique, avec ses canyons plongeant dans la mer et donnant naissance à des paysages sous-marins, où coraux durs et mous forment de magnifiques récifs préservés.

Trois grandes régions sont identifiées pour la plongée sous-marine:

  • Mascate et les îles îles Daymaniyat représente la région la plus connue, et possèdent plusieurs dizaines de spots praticables toute l’année, et abritant 85 variétés de coraux, et 900 espèces de poissons, de la petite blennie au majestueux requin baleine !
  • La région de Mussandam, à l’extrême nord du pays, où les imposantes montagnes plongent dans la mer, et forment ce que l’on nomme les fjords d’Arabie. Les tombants couverts de coraux sont soumis à des courants parfois assez forts, mais où l’on peut croiser requins, dauphins, et en février, des baleines, sans compter toute la faune des récifs. C’est dans cette région que se font notamment les croisières plongées itinérantes.
  • Le Dhofar est une région encore peu explorée pour la plongée, mais offrant un vrai potentiel. On n’y plonge d’octobre à avril en raison de la mousson estivale, et vous y découvrirez d’octobre à décembre, de véritables forêts de kelp recouvrant les fonds !

Dauphins et tortues sont des animaux que l’on rencontre toute l’année dans les eaux du sultanat d’Oman, et il n’est pas rare de pouvoir les approcher.

Les dauphins peuvent se rencontrer également lors des sorties en bateau, pendant lesquelles vous aurez le privilège de découvrir une vue unique de Mascate ou de faire du snorkeling dans la baie de Bandar Al Khayran. Dans la région de Mussandam, les excursions en mer dans les fjords d’Arabie est à manquer sous aucun prétexte.

Vue panoramique de Mascate

Lorsque vous quitterez la mer le temps de reprendre votre souffle, les montagnes vous attendent ! Et avec elles l’occasion de faire de magnifiques randonnées qui satisferont les plus novices comme les plus exigeants. En parcourant les canyons sinueux, vous croiserez sur votre chemin les oasis de montagne, appelés wadis. Des piscines naturelles creusées dans la roches permettent de se baigner dans des eaux couleurs émeraudes, bordées de palmiers !

Enfin, comment ne pas tomber sous le charme d’un pays dont l’histoire riche vous emmènera sur les traces d’une autre ère, avec les sites archéologiques de Bat, Al-Khutm et Al-Ayn, vestiges d’habitations et de nécropoles du IIIème millénaire avant JC, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Tout comme les incroyables systèmes d’irrigations aflaj, vieux de 1500 ans (peut-être même beaucoup plus pour une partie !), ou bien encore le Fort de Bahla, immense forteresse datant du XIIème siècle ap.JC. Egalement inscrits à l’Unesco, les arbres d’encens et les vestiges associés à ce commerce qui fût l’un des plus important du monde antique et médiéval !

Et pour finir, voici de quoi vous plonger dans l’atmosphère omanaise, avant de plonger réellement dans ses eaux…

Jouez et gagnez un voyage pour 2 personnes à Oman :

Jeu concours « Les merveilles d’Oman »
Page Facebook Sultanat d’Oman 
Site de l’office de tourisme du Sultanat d’Oman 

Vous pourrez rencontrer directement l’équipe de l’office de tourisme du Sultanat d’Oman, au Salon de la Plongée, du 11 au 13 janvier, porte de Versailles sur le stand du TO Ultramarina.


 

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12 bestioles du plongeur « bio » !

Simnie blanche sur sa gorgone

Dans votre entourage de plongeurs, vous avez sans aucun doute, un spécimen qui ne ressemble pas aux autres ! Pendant que vous êtes tranquillement entrain de palmer entre deux eaux, profitant de votre dernière stab high-tech à gonflage wifi, lui s’agite tous les 3 mètres à l’entrée d’un trou, gloussant dans son détendeur et vous obligeant à venir observer une petite créature insignifiante, que vous ne verrez peut-être pas car ce jour là, vous aviez oublié votre masque correcteur…

Lui, c’est le plongeur bio ! Élevé en pleine mer, intriguant… toujours à fouiller dans les moindres recoins. Pendant que vous observez ce magnifique banc de raies manta qui viennent vous frôler, lui, qui ne les verra d’ailleurs pas, a le nez collé dans une anémone dans le but de trouver une bestiole symbiotique ! Et pour peu qu’il soit muni d’un attirail de photo sous-marine, surmonté d’au moins quatre lentilles macro superposées (un minimum…), vous n’aurez plus qu’à abdiquer, et vous laisser prendre au jeu… * Car le jeu en vaut parfois la girelle ! Euh… La chandelle…. (Désolé, j’ai pas pris ma pilule !)

Alors peut-être qu’au fil des plongées, vous découvrirez une nouvelle manière de plonger, et une multitude de petites créatures dont vous ne soupçonniez  même pas l’existence…

Et des créatures plus ou moins étranges, discrètes ou rares, votre plongeur « bio » en a toute une collection, chacune représentant en quelques sortes un trophée. Parfois, une rencontre suffit à rendre sa plongée inoubliable !

Voici donc, quelques unes de ces bestioles plus ou moins connues… Une liste bien évidemment non exhaustive !

Péricliménès… une crevette transparente

Sous ce nom un peu barbare qui vient d’un des petits-fils de Poseidon, se cache en réalité un petit bijoux de crevette que les plus initiés trouveront. Car c’est dans anémones, en particulier dans les anémones charnues, que la belle se réfugie. S’il suffisait de trouver l’anémone… mais lorsque c’est chose faite, il faut encore ouvrir l’oeil afin de repérer le petit crustacé complètement transparent ! Y’en a qui ont essayé… ils ont eu des problèmes…

Un crabe dans l’anémone

Restons un peu au milieu des tentacules des anémones. Un piège mortel pour bon nombre d’espèces sous-marines. Une aubaine pour d’autres qui ont pu, au cours du temps, en tirer parti ! C’est aussi le cas de ce crabe (Inachus phalangium) bien particuliers, muni de longues pattes très fines, dont la carapace est ornée de petites algues avec lesquelles il se camoufle. Regardez bien autour les anémones vertes, ils sont presque toujours là !

Crabe des anémones

Nudibranches, joyaux colorés

Ce sont sans doute les plus connues des petites créatures étranges que l’on trouve dans nos eaux, et leurs couleurs flamboyantes en sont bien sûr la principale raison. Relativement abondantes du moment que l’on s’y intéresse, elles attirent tant les photographes qui les révèlent au grand public, les plongeurs « bio » pour leur diversité, que les simples curieux pour le plaisir de les voir évoluer…

Curieuses blennies

Aaaah les blennies ! C’est toute une histoire… Comment ne pas s’arrêter devant le trou duquel deux gros yeux pivotant dans tous les sens vous observent ?! Elles sont bien peureuses les blennies, pourtant elles sont encore plus curieuses. Et si vous vous approchez un peu trop de leur territoire, les mâles n’hésiteront pas à venir vous attaquer, avant de prendre la fuite aussi vite… Courageuses mais pas téméraires ! Bien que communes, il est toujours intéressant de les observer, d’une part pour leur comportement, mais également pour le grand nombre d’espèces et de livrées qu’il existe.

Bernard et son harem d’anémones

Un classique également ! Mais il est toujours amusant d’observer cette nonchalance dans le déplacement du bernard l’ermite transportant parfois 4, 5 , 6 anémones ou plus ! Cela parait plus une corvée qu’autre chose, et pourtant il en a bien besoin de ses anémones. Pour observer les gros spécimens en balade, il vaut mieux plonger la nuit, lorsqu’ils partent en chasse. Celui-ci n’avait pas moins de 12 anémones sur son dos !

Bernard l'ermite et ses anémones

L’envol du lièvre

Une des plus grosses limaces de mer que l’on trouve en Méditerranée, mais aussi dans presque toutes les mers du monde. Une tête particulière rehaussée de deux protubérances lui vaut ce surnom évocateur. Mais la grande particularité du lièvre de mer, c’est de pouvoir… voler ! En déployant les extensions de son manteau, celui-ci s’élève au-dessus des fonds marins pour aller se poser un peu plus loin. Souvent provoqué par les plongeurs, il peut bien sûr décider de se déplacer ainsi tout seul… comme ce spécimen croisé en pleine eau lors d’une plongée de nuit !

L'envol du lièvre de mer

Rason, poisson des dunes

Voici un poisson bien mystérieux pour la plupart des plongeurs, car ils sont en effet rares à l’avoir aperçu. La raison ? Simplement parce que celui-ci est peu abondant, et surtout qu’il vit uniquement sur les fonds sableux dont la granulométrie leur permet de s’enfouir rapidement ! Autant dire qu’ils ne sont pas simples à débusquer…

Simnie, bijoux des gorgones

Une de mes espèces préférées ! La délicate simnie blanche (Simnia spelta) est un petit coquillage de la famille des Ovulidés, proche des porcelaines. Cette espèce, qui ne mesure pas plus de 2cm, vit sur plusieurs espèces de gorgones (souvent sur les gorgones blanches), et se nourrit de ses polypes. Elle fait le bonheur des photographes… Du moins ceux qui arrivent à la trouver :) .

Simnie blanche sur sa gorgone

Crevette des nacres

Elles m’en ont donner du fil à retordre, pour arriver à sortir de l’eau avec une photo valable. C’est certainement une des espèces les plus difficiles à photographier, non pas qu’elles soient très dure à observer, mais plus à cause de l’endroit où elles vivent. Ces crevettes commensales (Pontonia pinnophylax) vivent à l’intérieur des grandes nacres, parfois à plusieurs individus. Positionner l’éclairage et le flash tout en tentant de faire la mise au point au travers de la mince ouverture de la nacre est un véritable calvaire !

Portes-écuelles, habitant du sous-sol

Encore un poisson peu connu des plongeurs ! Pourtant celui-ci se rencontre en abondance dans à peine quelques mètres d’eau. Seulement, celui-ci à trouvé refuge sous les pierres et les galets. Il ne supporte en effet que peu de lumière, c’est donc la raison pour laquelle il est peu observé. Pour le voir, il faut la plupart du temps aller le chercher. Mais avec de grandes précautions. Car si vous pourrez le trouver en soulevant quelques galets, il faudra bien sûr faire extrêmement attention à ne pas le blesser. Une astuce : en soulevant délicatement une pierre, le petit porte-écuelle viendra souvent se positionner sous votre main. Après une rapide observation, libérez-le à l’endroit où vous l’avez trouver !

Porte-écuelle

Une cigale sous la mer

Pour tous les amoureux des grottes et cavités sous-marines, la cigale de mer et une espèce bien connue. On la trouve souvent au plafond des grottes, surplombs, failles, etc… Peut-être connaissez-vous la petite cigale, mesurant en moyenne une dizaine de cm, et plutôt commune… Mais avez-vous déjà croisé la grande cigale ? Pas évident malheureusement car celle-ci est devenue assez rare, en raison de sa surpêche.

Grande cigale de Mer

Le poisson qui ressemble à un cheval

Un cadeau, une récompense, une bénédiction venue du monde de Poséidon ! Voilà ce que représente pour beaucoup de plongeurs la rencontre avec certainement un des poissons qui ressemblent le moins à un poisson ! Droit comme un cheval cabré, évoluant au ralenti sur le sable, à l’abri d’une touffe d’algue qui le rendra quasi-invisible, la rencontre vaut le détour, mais est devenue bien rare. L’hippocampe est en effet un des poissons grandement menacés, notamment pas la destruction de son habitat, et par les prises accidentelles dans les filets de pêche. Si toutefois vous l’observez, n’hésitez pas à relever le plus de paramètres possible (composition du milieu environnant, profondeur, lieu précis, température, comportement,…) et  à contacter l’association Peau-bleue http://www.peaubleue.org/ qui mène une étude afin de mieux comprendre la biologie et les habitudes de ces poissons emblématiques, pour mieux les protéger.

H.guttulatus

Et vous, votre bestiole favorite, c’est quoi ?

Bonnes plongées bio à tous…

* Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait le fruit d’une pure coïncidence.


 

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8 astuces pour réussir vos photos sous-marines

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La photographie sous-marine est une activité qui s’est largement démocratisée ces dernières années, ce qui a été possible grâce à l’essor de la pratique de la plongée, mais aussi les avancées technologiques dont ont profité les appareils photos et leurs caissons. Pourtant, faire de la photo sous-marine n’en reste pas moins frustrant et réussir ses clichés n’est pas une mince affaire… Sans avoir la prétention de vous « expliquer » la photographie sous-marine, voici quelques conseils personnels, acquis au cours de ces quelques années de pratique. Je reçois souvent des messages de lecteurs en « détresse » après leurs premiers clichés. Si vous en faites partie, un mot à retenir : « patience » !

Bien choisir son matériel de photo sous-marine

Tout commence par là : savoir quel matériel choisir ! Et c’est à ce moment là qu’il faut se poser les bonnes questions. La photo sous-marines oui… mais est-ce que je veux faire de la photo « souvenir », ou bien allez plus loin ? A quelle fréquence vais-je utiliser ce matériel ? Ai-je envie de m’encombrer avec du matériel photo (gros caisson, flash externe, etc…) en plus de mon matériel de plongée ? Ou bien un petit caisson uniquement suffira ? Est-ce que j’envisage de voyager avec ? Et d’ailleurs quel budget ? Est-ce que je pourrai faire évoluer mon matériel (flash, lentilles grand-angle, macro) … Bref, il faut essayer de penser à tout avant d’acheter !
C’est pour cela qu’il vaut mieux se renseigner un maximum sur le matériel : sélectionnez quelques appareils photos correspondant à vos attentes (comparez notamment les performances, il existe de très bon sites de test, comme par exemple lesnumeriques.com), et ensuite intéressez-vous aux caissons qui sont proposés. Pour cela je vous conseille le site de vente Plongimage qui propose un vaste choix, ainsi qu’un site de photographes sous-marins passionnés, dans lequel un forum vous aidera à trouver de nombreuses réponses à vos questions : le forum de la photosub.

Maîtriser parfaitement son matériel hors de l’eau

Maîtriser son matériel... essentiel !Une fois votre matos entre les mains, attendez un peu avant de vous précipiter dans l’eau… sauf si vous tenez à le noyer au plus vite !
Apprenez à vous servir de l’appareil, c’est la première chose à faire ! Si vous plongez avec un appareil que vous ne savez pas utiliser, vous gâcherez votre plongée, et en plus vous n’aurez que de mauvaises photos. Utilisez-le un maximum hors de l’eau (à la maison, dans le jardin, en paysage, en macro… bref toute sorte de situations, et d’éclairages).
Une fois que vous le maîtrisez, donnez-lui son bel habillage ! Oui je parle du caisson… manipulez-le plusieurs fois. Mettez-y l’appareil, sortez-le, recommencez. Vérifiez que vous fermez bien le caisson (on conseille généralement de faire une plongée caisson vide histoire de tester l’étanchéité; descendez-le si possible au-delà de 30m, même si en général la fuite, s’il y a lieu, arrive dans les premiers mètres).
Vous êtes paré pour attaquer votre nouvelle passion !

Maîtriser parfaitement son équilibre sous l’eau

La sécurité est l’élément de plus important dans la plongée. La maîtrise de sa flottabilité et de son équilibre dans l’eau est essentiel pour faire de la photo sous l’eau. Vous allez vous focaliser sur le petit écran de votre appareil, et une dégringolade ou remontée incontrôlée est vite arrivée ! Alors pour éviter de se retrouver en surface ou bien avachi dans les coraux, ne grillez pas les étapes, une photo ne vaut rien par rapport à votre sécurité ou à la préservation des fonds marins…
Cependant, faire de la photo peut s’avérer un très bon moyen de travailler son aisance sous l’eau ! Vous vous apercevrez rapidement que vous solliciterez davantage vos poumons pour vous équilibrer. Les mains prises par l’appareil, cela vous évitera de toucher sans cesse à l’inflateur. Et ça peut même devenir un jeu : essayez un coup de prendre une photo la tête en bas !
Dernier conseil concernant le comportement du plongeur, pensez à respirer ! On a souvent tendance à faire des petites apnées lorsque l’on prend une photo pour éviter de bouger. Pour éviter un bon mal de crâne, procédez entre vos prises de vue, à de grandes ventilations pour vous oxygéner et éliminer le gaz carbonique…

Commencer par des sujets fixes

Généralement, les premières fois que l’on plonge avec un appareil photo, on a tendance à prendre tout et n’importe quoi en photo ! Sans vraiment se concentrer sur la prise de vue…  Résultat, c’est la déception assurée.
Pour commencer, trouvez des sujets fixes. Des étoiles de mer par exemple, des gorgones, un beau rocher, etc… Sélectionnez les réglages adaptés selon le mode que vous utilisez. D’ailleurs, je conseille d’éviter le mode tout automatique… Préférez le mode Tv ou Av (priorité à la vitesse ou priorité à l’ouverture). Petit à petit vous les maîtriserez, et vous pourrez passer au tout manuel. Quelle satisfaction !
Plus tard, intéressez-vous aux sujets en mouvements comme les poissons.
Sujet fixe avec fond bleu
Photo proxy sujet fixe

Être patient !

La patience est l’alliée du photographe sous-marin. D’ailleurs si vous n’en avez aucune, je crains que vous ne laissiez vite tomber la discipline. Une bonne photo demande souvent de s’y reprendre à plusieurs reprises, avec différents réglages, différents angles…

Comprendre ses photos

Les photos ratées ne sont pas inutiles. C’est aussi avec elles que vous progresserez. En les regardant, essayer de comprendre ce qui ne va pas : trop de lumière ? pas assez ? flou ? etc… et analyser un minimum les métadonnées de vos photos (données enregistrées en même temps que la prise de vue: date, heure, vitesse, iso, ouverture, focale, etc…). Cela vous aidera à comprendre vos erreurs, mais aussi d’apprécier vos progrès !

Jouer avec la lumière

 Une fois que vous aurez quelques heures de vol avec votre matériel, que vos photos commencent à vous donner satisfaction, élargissez votre champs d’action ! Vous êtes dans un milieu ouvert, il faut lever la tête. On dit souvent que les photographes ne profitent pas de leur plongée, qu’ils ont le nez dans leur écran, etc… Il faut prendre conscience de toutes les dimensions qui vous entourent… Votre flash vous sera bien utile dès lors que la lumière du soleil diminuera (logique), mais le sera également même à faible profondeur : par exemple au niveau d’un surplomb, il est souvent utile de bien éclairer un premier plan, alors que derrière vous voulez obtenir un beau fond bleu (il faudra alors penser à jouer avec la vitesse et l’ouverture pour ne pas avoir un fond « cramé »).

Contre-plongée et flashEtoile de mer en contre-plongée

Composer !

Enfin, c’est certainement ce qui vient en dernier : la composition ! Si au début, on s’attache à réussir ses photos de poissons, d’animaux fixés, etc, d’ailleurs souvent centré dans la photo, on s’aperçoit vite que le sujet parait écrasé, parfois même on peut avoir l’impression qu’il à été rajouté via ‘toshop…
Pour éviter cela, pensez que le sujet que vous photographiez vit dans un environnement, et que celui-ci est peut-être important pour une belle photo. Observez avant de photographier !
Si possible, pour les sujets proches, essayez de les « détacher » dans le bleu : par exemple pour une gorgone, il sera plus joli de la photographier avec un fond bleu, plutôt qu’avec son substrat en arrière plan, elle ressortira beaucoup mieux. En fermant l’ouverture au maximum, avec une vitesse adaptée et un « coup » de flash, vous arriverez peut-être à obtenir un fond noir… ça fait toujours son effet !
Attachez donc de l’importance à l’arrière plan. Ce qui vous poussera au final à éviter de trop centrer votre sujet. Et quand la situation s’y prête, tentez un contre-plongée (photo prise du bas vers le haut) avec un beau fond bleu, vous ne serez pas déçu…
Spirographe en contre-plongée
Bons clichés à tous !


 

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Poisson de Méditerranée : Apogon… poisson gentleman

Monsieur Apogon

Apogon imberbis, c’est le joli nom scientifique de l’apogon, ce « poisson rouge » que l’on croise fréquemment dans les trous et les grottes de Méditerranée et d’Atlantique, dès que l’on dépasse une dizaine de mètres de profondeur.

Peut-être l’aurez-vous croisé durant l’été, et observé le comportement farouche de certains mâles (l’espèce est déjà à la base plutôt craintive). Ce qui vous aura peut-être échappé, c’est la raison qui les pousse à vous tourner sans cesse le dos. En y regardant de plus près, vous aurez la surprise de les voir la bouche pleine… d’œufs ! De gros gourmands ? Même pas… Plutôt des mâles galants !

A l’image des hippocampes, les mâles vont s’occuper des œufs pendant l’incubation. Ceux-ci, pondus par la femelle (là, pas de miracle !), restent agglutinés et sont vite engloutis par le mâle qui les gardera environ une semaine, jusqu’à éclosion. Ce phénomène est rendu possible grâce à une bouche protractile, permettant d’agrandir son volume intérieur et ainsi de garder une grande quantité de futur petits apogons…

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