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Bien entretenir son caisson étanche


Êtes-vous plutôt du genre « no stress » ou « maniaco-maniaque » ? Quand vient l’heure d’entretenir son caisson étanche de photo sous-marine, certains ont les mains qui tremblent et le front qui perle de sueur. Tandis que d’autres ne prêtent que très peu d’attention à leur matos si ce n’est de lancer quelques incantations afin d’éviter la noyade. Chacun sa méthode… Pourtant, l’entretien d’un caisson n’a rien de fastidieux à partir du moment où l’on fait attention à quelques points. Voici quelques conseils pour bien entretenir son caisson étanche et éviter quelques déconvenues.

  • Première utilisation d’un caisson

Avant toute chose, lorsque vous venez d’acquérir un caisson étanche, quelque soit la marque, il convient de le tester à vide (sans l’appareil). Avant d’y mettre un appareil qui peut coûter plusieurs centaines d’euros voire plus, il vaut mieux être sûr que son caisson est parfaitement étanche. Comme tout matériel, un défaut n’est pas à exclure, ou une mauvaise manipulation de la part de l’utilisateur. Pourquoi se presser quand il suffit de le descendre une fois à vide. Une profondeur d’une dizaine de mètres suffit, nul besoin de le descendre à la profondeur maximale autorisée pour le caisson. Mais si l’occasion se présente ne vous en privez pas !

  • Mise en place de l’appareil et fermeture du caisson

Nettoyer l'intérieur du caisson étancheLa mise en place de l’appareil à l’intérieur du caisson étanche est un moment crucial. C’est une manipulation à faire dans le calme, et sans être dérangé. Le faire dans l’agitation ou en faisant d’autres choses en même temps est le meilleur moyen de faire une bêtise que vous regretterez par la suite. Lorsque vous ouvrez votre caisson pour le préparer, commencer par vérifier la propreté à l’intérieur. En particuliers la vitre du hublot qui doit être bien propre. Si ce n’est pas le cas, utilisez un chiffon doux style microfibre (qui ne risque pas de laisser des fibres à l’intérieur). Un poussière sur l’intérieur du hublot risque de gâcher vos photos.

Vous pouvez alors positionner l’appareil dans le caisson. Avant de le refermer, scrutez minutieusement le joint de la porte arrière sur tout le tour, afin de vérifier qu’il n’y ait pas de saleté (poussière, cheveux, sable,…) qui pourrait provoquer une éventuelle fuite. C’est réellement le point le plus important, à faire à chaque fermeture ! Vous pouvez alors verrouiller la porte arrière. Personnellement, une fois la porte fermée, je mets toujours l’appareil en marche afin de vérifier qu’il fonctionne d’une part, qu’il est bien positionné, et que la batterie est bien chargée. Pour ceux qui ont pour habitude d’enlever la carte mémoire, pensez à prendre une photo à ce moment, si vous avez oublié la carte l’appareil vous le dira. C’est toujours mieux de l’apprendre à ce moment là, qu’à 10m sous la surface ! Et voilà votre caisson est prêt à plonger.

  • Entretien du joint torique

Entretien du joint torique du caissonVoici certainement ce qui fait le plus débat dans l’entretien d’un caisson, et qui est aussi le plus anxiogène pour l’utilisateur. Le joint torique, ou joint d’étanchéité est bien évidemment le point sensible puisque c’est lui qui va rendre votre caisson étanche… ou pas ! Et comme j’ai déjà eu l’occasion de le voir, les utilisateurs sont parfois tentés d’enlever, de nettoyer et de graisser le ou les joints entre chaque plongée. Et bien je ne vais pas y aller par quatre chemins, vous voudriez noyer votre matériel que vous ne vous y prendriez pas mieux ! Vous trouverez ça peut-être exagéré, mais plus vous manipulerez le joint d’étanchéité, plus le risque de faire une bourde augmentera.

Lorsque vous l’aurez fait une fois correctement, dites-vous que vous pourrez facilement faire une bonne dizaine de plongées au minimum sans le faire de nouveaux. Simplement, il suffira de bien vérifier avant chaque fermeture de caisson, que le joint est bien propre, et éventuellement essuyer avec le doigt les quelques petites saletés qui peuvent venir se coller dessus.

Pour nettoyer le joint torique, munissez vous, d’une carte type CB qui vous aidera à ôter celui-ci sans risquer de l’endommager. Commencer par nettoyer minutieusement l’emplacement du joint. C’est très important car une fois le joint remis en place vous ne verrez plus les saletés, il faut donc bien s’assurer que l’emplacement soit clean.

Pour le joint, enlevez-vous de la tête que pour qu’il puisse jouer son rôle parfaitement, il doit être bien graissé ! Au contraire, un trop plein de graisse attirera les saletés. Commencez par lavez le joint sous l’eau, avec un peu de savon. Puis agitez-le vigoureusement pour enlever l’eau. Évitez de le faire avec un chiffon ou une serviette, afin de ne pas y laisser des fibres collées dessus. Enfin, avant de le remettre en place, mettez une minuscule quantité de graisse (livrée avec votre caisson) au bout de votre doigt, et passez le joint entre vos doigts pour le lubrifier un minimum. Le joint doit être à peine brillant. La graisse ne doit surtout pas former de « paquet » à la surface du joint. Vous pouvez alors le replacer sur le caisson.

  • Entretenir son caisson étanche après chaque plongée

Une fois que l’on sait que l’intérieur du caisson est propre, ainsi que le joint, le plus important va être d’entretenir son caisson étanche plongée après plongée. Et pour ça, rien de fastidieux, puisque celui-ci ne demande qu’à être bien rincé. Passer le caisson sous un jet d’eau est un premier pas si vous ne pouvez pas faire plus sur le moment, mais prévoyez de le laisser tremper un minimum de 5 à 10 min dans de l’eau douce dès que possible. L’idéal est de le laisser tremper une bonne demi-heure. Actionner toutes les commandes du caisson dans le bac de rinçage permettra de faire sortir l’eau salée coincée entre les boutons, et d’éviter la cristallisation du sel au séchage.

  • Entretenir son caisson étanche avant un séjour plongée

Lorsque vous partez en séjour plongée, que ça soit une ou deux semaines, avez-vous envie de passez votre temps à nettoyer votre caisson étanche ? J’imagine que non, et c’est avant que tout se joue. Avant le départ, le gros nettoyage du caisson s’impose ! On enlève le joint de la porte, on le nettoie, on lustre l’intérieur du caisson, on fait briller la vitre du hublot, et on vérifie que tout fonctionne parfaitement, et que les boutons s’actionne et ne restent pas coincés. Dans le cas contraire, il y a certainement eu un défaut de rinçage donc…. rincez encore !!! N’hésitez pas à mettre le caisson dans le l’eau tiède (environ 30°), le sel résiduel se dissoudra plus rapidement. Graissez ensuite le joint nettoyé, comme expliqué précédemment, votre caisson est alors prêt pour le séjour.

Globalement, si vous le faîtes correctement avant votre départ, vous n’aurez pas à y revenir durant votre voyage, sauf si vous voyez que le joint est vraiment encrassé, à ce compte là évidemment, un nettoyage s’impose. Le plus important sera de laisser votre matériel dans le bac de rinçage suffisamment après chaque plongée.

  • En cas d’hibernation, on fait quoi ?

Si vous n’utilisez pas votre caisson durant plusieurs mois, vous pouvez sortir le ou les joints de la porte arrière du caisson. Mettez-les dans un sachet après les avoir bien graissé. Cela permettra de ne pas les laisser comprimés trop longtemps dans le caisson, et la graisse leur évitera de perdre leur élasticité. Lorsque vous les remettrez, il faudra les nettoyer et les graisser au minimum pour les remettre dans le caisson. Durant, cette période de non utilisation, évitez de laisser votre caisson ouvert, afin d’éviter toute entrée de poussière à l’intérieur.

Voilà de quoi dédramatiser le nettoyage de votre caisson étanche. En cas de doute, n’hésitez surtout pas à faire une plongée à vide pour vous rassurer. Et si vous utilisez votre caisson depuis plusieurs années, ou si vous avez fait un très grand nombre de plongées avec (pas moins de 200-300), vous pouvez aussi l’envoyer en révision complète auprès de votre revendeur ou fabriquant, qui fera une vérification et changera tous les joints. De quoi repartir comme neuf !

 

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7 Commentaires

  • Merci Anthony de ces conseils simplement exprimés . Je partir plus tranquillement la semaine prochaine pour 2 semaines au Soudan.
    Une question j’ai du lubrifiant Sea&Sea qui me reste alors que je suis passé à Nauticam, est ce que je pourrais l’utiliser en cas besoin ? En fait à lire tes conseils je ne devrai pas en avoir l’usage .
    A un de ces jours à Marseille ou ailleurs ….
    Bullement
  • Si je peux rajouter un petit conseil, lire le mode d’emploi du caisson, par exemple il y a des caissons où le joint ne se graisse pas ….C’est marqué en gras sur le mode d’emploi….Juste une surveillance de la propreté de son emplacement est à vérifier…
    Bernard B
  • Salut ! Ah bien, tu vas te régaler au Soudan 🙂 Ces petits conseils tombent à pic alors ! Pour ta question, personnellement je n’hésiterais pas à l’utiliser en cas de besoin comme tu dis. Mais tu vois, occupe-toi bien de ton caisson avant ton départ, met-en le strict minimum, et après tu ne devrais plus avoir à toucher les joints de tout ton séjour… Bon voyage à toi !
  • Super article et blog par la même occaz ! tes photos font revées ! Que conseil tu pour l’entretient des boutons car je remarque que toujours un peu d’eau reste entre le bouton et son resort et cela finit soit ar oxyder le bouton soit par le coincer. J’essaye de sortir un max d’eau et de temps en temps vaporisé du lubrifiant liquide dedans mais cela n’a pas vraiment l’air de faire effet !
  • Bonjour ,
    Et merci !
    Le mieux est de laisser de temps en temps le caisson tremper plusieurs heures dans l’eau douce… ça m’est arrivé de le laisser plusieurs jours ! Pendant qu’il trempe, de temps en temps actionne toutes les commandes plusieurs fois. De cette manière, tu enlèveras le maximum de sel.
    Attention au lubrifiant de ne pas en abuser… le risque est de voir des cochonneries venir se coller dessus pendant les plongées… comme des grains de sable.
    Rien ne vaut un bon rinçage, et de temps en temps un peu de graisse mais très peu 😉

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