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Archives pour la catégorie “Environnement”

Ça faisait un moment déjà que j’avais envie de pondre un article sur cette petite bête à 8 tentacules, mais faute de temps, je l’ai repoussé maintes fois… Cette fois, c’est encore une vidéo étonnante qui m’a décidé.

PoulpeLes poulpes sont des Mollusques, de la classe des Céphalopodes et ordre des Octopodes… ils ont 8 tentacules. Leur seule partie solide est un bec qui leur permet notamment d’injecter un venin même à travers la carapace d’un crustacé.

Je ne vais pas rentrer dans les détails de leur biologie… il y aurait beaucoup à dire: leur reproduction, les femelles qui « couvent » les oeufs jusqu’à en mourir, leurs chromatophores, etc…

Ce qui est le plus étonnant est sans doute leur comportement. Je pense que chaque plongeur s’est déjà retrouvé ébahi devant son regard, ou bien lorsque celui-ci referme son trou à l’aide de multiples petits cailloux collectés dans les environs. Mais ces créatures vont bien plus loin que ça ! Allez, voici plusieurs vidéos (libres de droit) trouvées sur la toile… vous allez voir c’est saisissant !

Dans cette première séquence, on voit un poulpe se servir d’une noix de coco comme abri. Mais ce qui est aussi étonnant, c’est la manière qu’a adopté le poulpe pour se déplacer: il utilise ses tentacules comme des pieds. Lire la suite »

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Giant clam23 juin… 13h30: me voici de nouveau au centre de plongée , pour la dernière aux Perhentian’s. Ces quelques jours où nous avons profité un maximum des fonds marins sont passés à une vitesse incroyable ! Cet après-midi, avec Nadine, nous irons plonger à D-Lagoon, qui se situe juste après la grande plage branchée des Perhentian’s, Long Beach sur Kecil, à environ 5 min de bateau d’ici. C’est une plongée dans peu de fond, 12m maximum. Mais avec une petite particularité…

Je profite donc une dernière fois du plaisir des trajets en mer, en regardant défiler les patates de corail sous le bateau… Quelques minutes plus tard, nous descendons d’abord sur le fond sableux de D-Lagoon. Puis nous empruntons un couloir entre les récifs, qui nous mène sur 12m. Là au milieu de rien, sur le sable, quelques poissons semblent se frotter à une petite boule de corail. Nous nous en approchons et arrivons devant la station de lavage du coin. Nadine pose sa main sur le corail, et est aussitôt  prise d’assaut par une demi-douzaine de minuscules crevettes transparentes, qui viennent se nourrir des peaux mortes de mon binôme ! Bon appétit :D Nous avons droit à une manucure très crustacé ! On sent à peine les minuscules membres articulés qui baladent sur nos doigts. Je pourrai dire que j’ai servi de casse-croute à des crevettes :razz: Lire la suite »

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Vision magique en sortant de l'eau...2ème plongée de la journée… Je viens de passer un bon moment avec Peter, un des boss du Watercolours, qui s’est fait un plaisir de m’expliquer comment fonctionne le centre et de me présenter l’ensemble des meilleures plongées du coin. Ce gars est génial ! Toujours un grand sourire dès qu’on lui parle de plongée, avec son accent anglais bien marqué. C’est un expert en écologie, et il organise tout ce qu’il peut pour faire protéger les lieux. Nous y reviendrons…

La température est bien montée… il fait très chaud, mais du moment qu’on n’a qu’un maillot à mettre, on oublie vite la fournaise. Même les tongs sont superflux, je préfère laisser mes orteils profiter des grains de sables. Ici, aux Perhentians, vous vous ferez plaisir à marcher pieds nus à longueur de journée… pas de route, pas de bouteilles cassées tous les 5m, pas de béton… bref le bonheur.

Me voici dans mon shorty, que je mets juste pour la forme, on pourrait plonger dans le plus simple appareil ici, tellement l’eau est chaude, on ne se soucis jamais de la température même après 1h de plongée… ceci dit, le néoprène amortie les 3kg de plombs que j’ai autour de la taille. Certains optent pour le maillot et le T-shirt. Lire la suite »

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L’association de protection du littoral Surfrider Foundation Europe vient de créer une pétition afin de faire reconnaître les macrodéchets comme véritable pollution… et oui, ce n’est pas le cas, tout juste considéré comme pollution visuelle ! J’ai ainsi appris que jeter des déchets dans les eaux territoriales était toléré (sauf les matières plastiques).

Rappelons que les macrodéchets regroupent tous les déchets visibles, et qu’une fois en mer, ils peuvent voyager sur de grandes distances pour se retrouver au fond des océans ou bien venir s’échouer sur nos plages.

« D’après l’ONU, chaque kilomètre d’océan contiendrait 120 000 morceaux de plastique flottants. Dans certains endroits de nos océans il y a six fois plus de plastique que de plancton. Cependant, les macro déchets ne sont toujours pas considérés comme une pollution par les institutions européennes. Il est temps de convaincre nos députés qu’il y a urgence !
Surfrider Foundation Europe demande au Parlement européen et à la Commission de prendre rapidement une initiative législative pour reconnaître les macro déchets comme une véritable pollution.
Vous pouvez agir et signer cette pétition qui sera remise à la Commission le 20 mai prochain à l’occasion de la Journée Européenne de la Mer. »

http://spreadsheets.google.com/viewform?key=pQAxangMAo7AVpEADSUKeIA&hl=fr

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SaupesC’est certainement le poisson le plus répandu sur nos côtes marseillaises voire méditerranéennes, se déplaçant d’herbiers en herbiers, souvent par bancs de plusieurs centaines d’individus.

Appelée volontairement Daurade rayée par les pêcheurs (ça se vend mieux !), la Saupe représente un des seuls poissons herbivores de la Grande Bleue. Et c’est ce qui lui vaut de ne pas être très apprécié des carnivores que nous sommes. Se nourrissant d’algues et de posidonie, son goût n’est pas celui d’autres sparidés comme la daurade royale ou le sar. A certaines période, la saupe peut même provoquer les réactions hallucinatoires, dues à la fermentation d’algues qu’elle ingère  (C’est pour cette raison, qu’une fois pêchée, il faut en oter les viscères le plus rapidement possible).

On la qualifie souvent uniquement d’herbivore, voire de végétarienne, mais il ne faut pas oublier que lorsqu’elle se nourrit de feuilles de posidonie, celles-ci sont abondamment recouvertes de petits animaux qu’elle ingère avec… ce qui en fait donc aussi une carnivore !

Bien que communes, les saupes n’en sont pas moins belles à regarder passer sous vos yeux, formant même par moment de véritables murs de poissons, qui n’ont rien à envier à quelques cousins tropicaux…

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Ambiance décontractée en plein coeur de Paris

Laurent Ballesta "kiffe" ZeSea !Je connaissais depuis 3 éditions, le Festival d’images sous-marines d’Antibes, dont la renommée n’est plus à faire, et qui est un véritable bonheur tant on en prend plein les yeux, et tant on peut côtoyer ce monde qui finalement est plutôt restreint. Voici quelques semaines je me décidais à monter dans la capitale, loin de ma mer, et de venir visiter le salon de la plongée, anciennement salon du nautisme, mais qui après l’essor qu’à pris la plongée, et devenu un évènement à lui seul. Et je n’ai pas été déçu… heureusement car après avoir eu un mètre…. 20 centimètres de neige à Marseille, je devais à nouveau braver le froid, un froid glacial, avec des températures négatives tout le weekend ! Enfin, malgré cela, Paris vaut quand même le coup de se sacrifier un peu tellement la ville est belle… manque que la mer, le soleil et l’accent !

Revenons à nos poissons, et à ce fameux salon… Immense! un nombre incalculable de stands, et tout le gratin de la plongée.  Et arrivée dans l’enclos, ma première obsession fût de trouver le Stand « Chercheurs d’eau » pour admirer mon article sur le dernier numéro, ce qui fût vite fait puisqu’ils étaient à l’entrée.  D’ailleurs je tiens à remercier Fabrice « Fafa » qui me laisse m’exprimer dans la partie bio du mag’. Lire la suite »

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Hippocampe moucheté

Après plusieurs rencontres avec les hippocampes du Frioul ces dernières semaines, je voulais revenir un peu sur ce petit animal atypique.

Celui que l’on appelle communément « Cheval des mers » à cause de la morphologie de sa tête et sa posture, appartient à l’embranchement des poissons, mais contrairement à la plupart des poissons, celui-ci ne possède pas d’écaille, mais de splaques osseuses sous la peau, qui lui donnent également sa forme.

Les hippocampes sont plutôt rares, du fait de leur fragilité, et l’on ne sait que peu de choses sur eux. Ils vivent en général près des herbiers, comme la posidonie, où ils aiment se camoufler en enroulant leur queue préhensile autour des feuilles. On peut les voir aussi se balader sur les fonds sableux, où ils se déplacent à faible allure, en agitant leur fine nageoire dorsale.

Mais ce qui reste le plus étonnant,  et aussi le plus emblématique chez eux, c’est leur mode de reproduction. En effet, il existe des individus mâles et des individus femelles, et fait assez rarissime chez les animaux, c’est le mâle qui va se charger de couver les œufs. Lors de l’accouplement, la femelle les lui transmettra à l’aide d’un canal, et le mâle les récoltera dans sa poche incubatrice située sur le ventre. Il les gardera environ 4 à 5 semaines.

Si vous avez la chance d’en croiser en Méditerranée, en premier lieux ne les toucher pas, ils sont fragiles, et il vaut mieux éviter de les déranger. Ensuite, vous pouvez les signaler à l’Association Peau-Bleue qui se charge de les recenser et de les étudier… Patrick Louisy se fera un plaisir de vous remercier, et vous aiderez ainsi à comprendre un peu mieux le mode de vie des hippocampes.

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Lors d’une de mes récentes plongées, j’ai pu une nouvelle fois observer une des multiples curiosités que le monde marin a à nous offrir. Ce que j’aime dans la plongée et dans la vie marine, c’est qu’on a beau replonger sur un même site, chaque plongée est unique et nous réserve son lot de surprise.

C’est comme ça que j’ai pu observer au creux d’un rocher, une éponge dans une posture un peu particulière. Un spécimen de l’espèce Chondrosia reniformis, communément appelée Eponge rognon était entré dans une phase de reproduction… asexuée. Il ne faut pas oublier que les éponges font partie du règne animal, et qu’elles constituent une des formes de vie les plus primitives. Elles sont constituées par 2 couches de cellules, séparées par une sorte de gelée, la mésoglée.

La plupart possèdent des spicules, qui sont de minuscules structures qui consolident l’éponge. L’éponge rognon, est une des espèces qui en sont dépourvues, ce qui lui permet de se déformer, et de « couler » afin d’aller coloniser la roche un peu plus bas, et de former une nouvelle colonie.  Ceci lui permet d’optimiser sa reproduction, car comme toutes les éponges, elle se reproduit aussi de manière sexuée.

Si vous voulez lire quelques histoires bien plus croustillantes sur les ébats amoureux sous-marins, n’hésitez pas à voir l’article « Sexe sous la mer » de Francis Le Guen qui se fait un plaisir de décrire comme il sait le faire, l’intimité de nos amis aquatiques. (Déconseillé aux -16 ans… ou presque !) ;-)

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