Allez juste pour le plaisir en ce beau dimanche estival, quelques images faites ce matin dans la réserve marine de Carry-le-Rouet, avec une excellente visibilité et une eau à 24°C en surface… du bonheur !
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Planier c’est cette petite île au large de Marseille, que l’on ne voit de la côte uniquement grâce à son magnifique phare de plus de 70m de haut et son faisceau qui balaye la rade chaque nuit. C’est aussi un spot prisé des plongeurs, qui viennent pour les beaux tombants qui entourent l’île, mais surtout pour ses épaves. Dernièrement je vous parlez du Chaouen. La nuit dernière nous nous immergions sur le Dalton. Échoué en 1928, alors qu’un épais brouillard empêcha le capitaine du navire de voir le phare, il heurta comme le Chaouen, la pierre à la bague, un plateau très étendue au sud-ouest de l’île. Il transportait des lingots de plombs, et tout l’équipage en sorti vivants, après avoir coulé près du débarcadère. Je ne vous montrerez pas vraiment d’images de l’épaves, difficile de nuit de faire de l’ambiance… surtout que nous sommes restés sur la partie haute et au milieu de l’épave, qui sont les parties les plus abîmées. Même si nous pensions rencontrer plus de « gros », nous avons tout de même fait quelques belles rencontres, sur le sable et sur la tôle… et également quelques une qu’ils fût impossible de ramener en photo, comme la crevette drimo que nous finirons bien par avoir un de ces quatre !!!
juin
03
2011
Sur le coralligène à Figuerolles…Publié par Anthony dans Biologie marine, Plongée, Spots
Il est possible de palmer en surface jusqu’au bout de la calanque, mais lorsque ça bouge un peu mieux vaut s’immerger avant. Au bout, la descente se fait jusque sur le sable et les première patate de coralligène apparaissent… Voici des centaines d’années qu’elles sont là… des milliers certainement… Quand on sait la vitesse de croissance du coralligène, on ne peut qu’être en admiration devant ces constructions vivantes. Les algues calcaires en sont la principale origine. Elles poussent, meurent, se recouvrent les unes sur les autres, piègent le sédiment, et petit à petit font grossir les constructions qui font le bonheur de nombreux êtres vivants, qui se cachent ou creusent à l’intérieur. C’est en général vers 25-30m que l’on trouve de belles étendues de coralligènes. La lumière est idéale et les brouteurs sont moins nombreux qu’en surface… laissant les algues se développer. D’apparence monochrome due à la profondeur, le coralligène dévoilent, dans le faisceau du phare… une véritable explosion de couleurs ! Et bien sûr d’habitants: poulpes, langoustes, limaces de mer, éponges, coraux…
Une fois revenus dans la zone des 15m, la calanque est une zone sûre pour faire ses paliers s’il y a lieu, et surtout pour finir la plongée. La notre se finira en compagnie d’un poulpe à long bras. Une vrai surprise quand on sait que cette espèce ne sort normalement que la nuit… Allez, je vous laisse avec les photos, et vous promet de vous ramener bientôt la plongée en vidéo ! Oh zut, je vais devoir y retourner….
Déjà parce que pour y accéder, il faut s’évader de la cité phocéenne. Partir droit vers le large à environ 8km de la côte et rejoindre l’île de Planier, surmontée de son phare dont on voit les lumières tournoyer depuis la corniche dès la nuit venue. De ce fait, les conditions pour s’y rendre doivent être excellentes. Et puis, le Chaouen, c’est une épave plutôt imposante, longue de 90m. Malgré ses dimensions, et chose plutôt rare pour des épaves, elle est accessible pour les niveaux 1, avec le haut vers 11m et le bas à un peu plus de 35m sur le sable. Échoué le 21 février 1970 après avoir heurté le sec de la pierre à la bague, le Chaouen était un cargo assurant la ligne entre Marseille et Casablanca, et transportait des agrumes. Ce jour là, il était chargé de 640 tonnes d’oranges, dont une bonne partie se répandis en mer. Jusque dans les années 80, la proue dépassait de la surface, mais tempête après tempête, la navire glissa jusqu’à sa position actuelle. L’exploration de l’épave, posé sur son côté babord, se fait en serpentant entre les structures métalliques, dont certaines parties sont recouvertes de superbes gorgones rouges. De nombreux coraux véritables se sont développés sur les zones ombragées. Il est facile de s’enfoncer à l’intérieur de l’épave, d’où l’on peut contempler les jeux de lumières des rayons du soleil qui passent par les hublots. Une fois à l’intérieur, et avec un peu d’imagination, on arrive à remettre le navire à l’endroit pour comprendre où l’on se trouve. Sur le pont, des nuées d’anthias s’écartent doucement pour nous laisser passer, et le phare dévoilent leurs couleurs éclatantes. De grosses clavelines ont trouvé refuge, et trônent comme des coupes de cristal posées sur la structure. Nous passons sur le haut de l’épave et survolons la coque sous les bancs de bogues alors que rôde le denti… Le Chaouen dans le dos, nous arrivons sur son imposante ancre posée dans quelques mètres de fond. C’est la fin de cette plongée exceptionnelle, nous refaisons surface sous les 70m du phare…
Mots-clefs :Chaouen, epave, Marseille, Planier |