Comme tout plongeur biologiste (mais pas que !) qui se respecte, j’aime fouiller au milieu des algues, entres les branches des gorgones, ou toute petite anfractuosité, à la recherche d’un monde constitué de petites merveilles à côté desquelles l’on passe facilement si l’on ne s’y intéresse pas. Et en tant que photographe, l’outils idéal pour figer ces êtres vivants, évoluant à une autre échelle, est une lentille macro ! Je vous présente donc celle que j’utilise depuis déjà pas mal de temps, la lentille macro UCL-67II, fabriquée par Dyron.
Tout d’abord cette lentille est équipée d’un corps en aluminium anodisé, et de deux lentilles en verre, ce qui permet de redresser l’image, et de limiter les déformations. Les deux filetages (avant femelle et arrière mâle) sont en M67. Possédant un hublot Ikelite d’origine, j’utilise l’adaptateur M67 (fabriqué aussi par Dyron) permettant de fixer la lentille macro. L’avantage avec une lentille de ce type, c’est que l’on peut facilement l’enlever et la remettre sous l’eau, pour changer avec un dôme grand-angle par exemple.
En ce qui concerne le grossissement, le résultat avec cette lentille est plutôt bluffant ! Sans employer des termes barbares que seul les opticiens comprendront, autant dire que les plus petits sujets seront désormais à votre portée. Et si votre appareil photo possède un zoom assez puissant, vous ferez des merveilles ! Par exemple, un sujet d’à peine 1cm de longueur pourra entrer quasiment plein cadre dans votre image. Il faudra par contre prendre votre mal en patience, car bien sûr, plus vous zoomerez, plus il vous faudra garder votre calme : en effet, ceux qui ont la tremblote auront un peu de mal à garder le sujet dans le viseur. Le mieux, est d’arriver à se caler doucement contre un rocher quand c’est possible, en faisant évidemment très attention où vous vous posez afin de ne rien abîmer. L’image oui, mais pas au détriment des fonds marins ! Personnellement, lorsque j’ai besoin de stabilité pour faire une image, j’essaie de me caler en posant uniquement un doigt sur une partie de la roche, où j’ai vérifié que je ne détruirai rien.
Attention au piège ! Car avec cette lentille, on a tendance lorsqu’on l’utilise, à mettre automatiquement l’appareil en mode macro. Vous vous rendrez vite compte que le résultat n’est pas toujours à la hauteur de vos espérances. Il faut en effet souvent garder le mode « normal » pour que la mise au point se fasse correctement, au risque d’avoir des images floues, bardées d’aberrations chromatiques. En mode normal, seul les coins devraient être floue, mais sans aberrations. La profondeur de champs que l’on peut obtenir avec la lentille est de l’ordre d’un centimètre environ (en prenant soin de bien régler votre ouverture, idéalement à f/8… ou plus fermé si possible, jusqu’à f/16 sur les compacts Canon avec le CHDK).
Pour finir, voici quelques exemples de photos prises avec cette lentille :










2 commentaires
ray manta
16 novembre 2011 à 19:40 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
Bien résumé … je me tâte depuis un moment pour inclure une lentille dans mon outillage. Mes photos en macro me laissent parfois sans voix (sans doute l’effet du hasard), mais à d’autres moment, me laissent un peu sur ma faim : l’impression d’avoir gâché quelque chose, de ne pas avoir été assez patient …
L’idée du doigt pour parfois se stabiliser est excellente, je la mets en pratique régulièrement.
Photos superbes.
Anthony
21 novembre 2011 à 8:13 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
Merci
C’est pour moi un outils indispensable … N’hésite pas !