
Après une longue période pluvieuse, où à Marseille on a presque vu le ciel nous tomber sur la tête, le temps s’est calmé depuis quelques jours… juste le temps d’attendre que la mer se calme, et surtout que la visibilité redevienne praticable. Je décide donc hier après-midi de me remettre à l’eau. Juste après être passé au Vieux Plongeur, où j’étais parti pour acheter une stab d’occasion, et être reparti avec une neuve (me suis fait avoir !!! Je plaisante j’ai fait une bonne affaire, je suis content de mon achat), direction la Côte Bleue, Sausset-les-Pins, pour une plongée aux jardins de Sausset.
Je m’attendais à une visibilité médiocre, ici, le Rhône a encore son influence surtout après les pluies. J’ai été agréablement surpris de m’immerger dans une eaux claire, presque cristalline… bon là je fais mon marseillais.
Cette fois-ci je pars à gauche ! En survolant l’herbier de Posidonie, je me régale une fois de
plus à observer les petits labres nettoyeurs à l’Å“uvre. Nettoyage de serrans, de labres, de girelles, ils s’appliquent à la tâche.
Le site se compose de plusieurs failles disposées comme les doigts d’une main. On peut y voir une grande partie de la faune méditerranéenne. Dès lors que l’on s’intéresse à la vie marine, il y a de quoi être émerveillé par le site. Très vite je débusque une porcelaine… pas de chance, l’animal était bien au chaud au fond de sa coquille luisante.
Un peu plus loin voici des coraux, que j’étais venu chercher, pour illustrer un article à paraître dans le prochain chercheur d’eau. Pas toujours facile à trouver car ils se fondent facilement dans le décor.
J’arrive sur une des grosses failles du site. Une brèche s’ouvre dans le sol, où l’on peut y voir le fond sableux 4 ou 5 mètres plus bas. Les parois sont tapissées de gorgones jaunes au milieu desquelles on observe facilement des apogons, des ascidies rouges, des éponges, etc…
Je me retrouve à l’intérieur de ce mini canyon, à environ 13m de profondeur. J’ai ce jardin luxuriant pour moi tout seul. Un petit banc de sars à tête noire passe… J’avoue me sentir incroyablement bien à ce moment. Je sais que le fait de plonger seul irriterait un bon nombre de plongeurs, mais se trouver dans ce silence à observer chaque mouvement autour de soi, est pour moi un sentiment incroyable. Les adeptes me comprendront…
J’essaye de mesurer les risques que je prends, j’ai la sensation de « maîtriser la situation », je passe en boucle dans ma tête les différents problèmes que je pourrais rencontrer… néanmoins on est pas à l’abri d’un malaise. Je ne prend aucun risque supplémentaire, regarde mon manomètre toutes les 2 minutes ainsi que le profondimètre. Je me fixe des limites à ne pas franchir.
Bon pour en revenir à cette plongée, je refais surface 1h05 plus tard, avec un bon nombre de belles images, et déjà impatient de voir le résultat sur l’écran. Nous sommes en novembre, et malgré l’heure la nuit ne va pas tarder à tomber. De quoi imaginer une prochaine plongée nocturne… pas seul c’est promis !