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C’est avec une petite semaine de retard que j’aborde ma première plongée de l’année 2010 ! Oui en ce moment, je suis…. overbooké, n’ayons pas peur des mots ! Une nouvelle année, et aussi une nouvelle vie (professionnelle) qui commence… avec pas mal de projets. J’ai donc décidé de bosser un peu plus pour moi !
L’année dernière, j’avais du attendre le troisième mois pour faire ma première plongée, après quelques sorties en apnée tout de même… Cette année, je m’y suis mis dès le troisième jour ! Comme on dit « le jour appartient à ceux qui se lève tôt »… la mer appartiendrait-elle à ceux qui plonge tôt ?…
Et pour tester la forme en ce début d’année, rien ne vaut une expédition à Figuerolles ! Minimouss et moi retrouvons Marco sur le parking à 09h30… dans un froid de pingouin ! (oui « canard » c’est démodé… d’ailleurs… savez-vous qu’il est possible de voir des pingouins à Marseille ? Ah ah… à ce moment là , tout le monde pense à une galéjade… hé bien pas du tout, une petite espèce que l’on appelle le pingouin Torda, que l’on trouve en Amérique du Nord et en Europe possède des populations qui hiverne en Méditerranée occidentale !). Finalement, on retrouve un peu les conditions de notre dernière plongée 2009 à Chamagnieu… oui mais là y’aura pas la douche chaude à la sortie !
Qu’importe… on est là , et on sait pourquoi ! Après un premier passage dans les escaliers de Figuerolles, dans le sens le moins difficile, pas de temps à perdre… nous passons direct à l’eau… quelques instants pour voir s’afficher la température sur mon ordinateur… 12 °C… oui bon, fallait s’y attendre ! MAIS… j’ai trouvé la recette magique: évidemment une bonne combinaison est nécessaire… à laquelle j’y rajoute une souris doublée en titane, qui à la particularité de coller au corps, peu d’eau passe sur la peau, et ça procure également de la chaleur. Avec ça plus de problème ! Lire la suite »
Mots-clefs : cigale de mer, corail rouge, Figuerolles, La Ciotat
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Il est des jours comme ça, où sà»r d’une mauvaise météo, on préfère rester à la maison, bien que, comme par hasard, ce jour de pluie arrive en même temps que le weekend après une belle semaine ensoleillée… Et puis parfois, l’appel de l’eau est plus fort… pas dur, il suffit de sortir, il pleut! Non, je parle de se mettre à l’eau évidemment. ET hier, justement c’était le cas: malgré une météo pluvieuse, le vent relativement faible annoncé nous décida à tremper les palmes.
La calanque de Figuerolles est parfaitement protégée par ces conditions, et en arrivant sur les lieux, nous avons pu découvrir une mer des plus calmes. A 11h30, nous étions sur le parking avec Marco et L’Alain… et oui changement d’heure oblige! Après être passé par la traditionnelle question: « C’est une heure de plus ou de moins??? » :shock:
Après un bref briefing de Marco, et la préparation sous la pluie (ça du coup c’est moins top !), nous voici partis vers un monde à peine plus humide…
Marco, qui pour un coup a ressorti sa combinaison étanche, préfère s’immerger dans peu de fond, ce qui nous évite de pédaler jusqu’à la sortie de la calanque. A peine immergé, le temps d’arriver au fond vers 7-8m je tombe sur un superbe cérianthe qui n’attendait que d’être flashouillé
En route pour la faille, à environ 8 min de nous. L’entrée est toujours aussi surprenante lorsqu’on découvre les parois tapissé de gorgones et de corail rouge… parmi tout le reste. Alain qui s’est retrouvé devant pendant que Marco me faisait l’éclairage, attire notre attention… On le retrouve au pied de la parois caressant un poulpe… « Qu’est-ce qu’il en a des tentacules ce poulpe!!! » Oui mais forcement il n’a pas 2 têtes… Après avoir analysé la situation, et pensé assister à un calin de poulpes, il s’est avéré que la scène était un peu plus morbide: en effet nous étions entrain d’assister à la mise à mort cruelle d’un poulpe par par un poulpe. On peut voir d’ailleurs sur les photos, qu’un des deux céphalopodes apparait très blanchâtre… J’en ai déduis qu’il s’agissait peut-être d’une femelle épuisée après avoir ventiler ses oeufs… ou bien tout simplement d’un poulpe malade. Ce pauvre individu, plaqué au sol, et maintenu sous le manteau de son agresseur, ne semblait avoir abandonné le combat après quelques soubresauts de résistance… mais bien sà»r nous n’intervinrent pas et laissèrent la nature faire les choses.
Nous nous recaptivons sur les deux murs qui nous tendent tout leur panel d’animaux fixés plus colorées les uns que les autres. En prenant un photo d’oursin, j’aurais la surprise de voir en la visionnant sur l’écran de l’ordinateur, la présence juste à côté d’un tout petit congre, lui même à côté d’une crevette… c’est merveilleux de voir une telle abondance de vie, à en ne plus arriver à tout voir sur le terrain :lol:
En sortant de la faille, nous continuons un peu plus loin en direction du coralligène, encore bien plus riche… mais nous ne pouvons nous y attarder, du coup nous prévoyons d’y retourner pour une « spéciale coralligène ».
A la fin de cette construction biologique, nous apercevons une superbe murène complètement sortie de son trou, ce qui est plutôt rare en journée, mais assez commun la nuit. Nous la suivons sur quelques mètres sans trop la déranger… elle nous précède en ondulant de tout son corps.
En repassant devant la faille, on arrive tout les deux sur la réserve… mais après avoir donner ma consommation à Marco à plusieurs reprise, il ne semble pas gêné. Juste un signe… on rentre. Tranquillement… on s’arrète prendre une belle nacre en photo… 20bars… Marco… ouh ouh !!! 20bars… ouais tranquille…. on rentre doucement…. bon… 10 bars… euh là je commence à stresser un chouia… pis quelques instants plus tard… ça commence à tirer sur le détendeur…. ccchhhhuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu…. bon l’air n’arrive presque plus…. Allez, un petit signe à Marco…. plus d’air !!!! Ah le détendeur de secours… merci Marco ! encore quelques mètres, et il me fait signe on remonte!
AAaaahahhh du vrai air ! Bon allez t’as fait exprès hein ! J’en étais sà»r… bon en même temps rien de mieux qu’un petit exercice de secours en situation réelle ! Nous voici à nouveau du côté un peu moins humide, toujours la pluie !
En tout cas, une chose est sure, il faisait carrément plus beau sous l’eau…
Mots-clefs : corail rouge, coralligène, détendeur de secours, Figuerolles, La Ciotat, murène, poulpe, poulpe femelle
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La Méditerranée est une mer qui a de quoi étonner puisqu’elle contient 8% des espèces marines mondiales. Sans rivaliser avec les mers tropicales, elle aussi est colonisée par les coraux. Il ne faut pas oublier que la « Grande Bleue » fait partie des mers chaudes, puisque ses températures hivernales ne descendent pas en dessous de 10 °C.
Sa richesse en gorgones colorées de jaune et de rouge (espèces proches des coraux), fait le plaisir des plongeurs et photographes sous-marins. Si l’on observe d’un peu plus près, les coraux sont également présents en Méditerranée.
Dès la surface vous pouvez observer les espèces les plus photophiles, comme ces petits coraux solitaires que l’on appelle communément «dent de cochon » et «dent de chien ». Descendez un peu plus, et peut-être observerez-vous une «patate » de cladocores, véritables coraux coloniaux comme on en trouve dans les mers tropicales. Cependant, les colonies, n’atteignent qu’une cinquantaine de centimètres et sont assez rares.
Plus à l’abri de la lumière, vous trouverez les espèces sciaphiles. Citons comme exemples, les madrépores solitaires jaune, ainsi que les alcyonnaires, qui sont des coraux mous, dépourvus de squelette calcaire, et qui se gonflent d’eau pour faire «fleurir » leurs polypes. Rappelons que les coraux sont des animaux de l’embranchement des cnidaires au même titre que les méduses, anémones et gorgones. Les coraux durs fixent le calcium de l’eau pour bâtir leur squelette calcaire.
Enfin, comment ne pas parler du fameux corail rouge de Méditerranée, tant utilisé en bijouterie. Et bien celui-ci (ne le dites à personne!), est en réalité une gorgone, qui a la particularité d’avoir un squelette calcaire et non ligneux. Vous le trouverez dans les coins sombres, bien souvent dans les failles et les grottes. Dans tous les cas, n’oubliez pas que les coraux sont des organismes fragiles: ne les touchez pas, et faîtes attention à vos palme !
Pour en savoir plus :
www.zesea.com
Mots-clefs : corail, corail rouge, coraux, Méditerranée
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Aaaaahhhh… après cette dernière journée de travail de la semaine, il est temps de revenir sur la journée d’hier, où j’ai pu plonger à 2 reprises. Et autant dire qu’elle fut chargée en émotions.
J’ai commencé tôt pour cette première plongée, rendez-vous 8h30 au Grasm, direction le Tiboulen du Frioul, la plus petite des îles de l’archipel, située derrière Ratonneau. Une petite plongée à 20m sur le coralligène, dans une eau claire. Le coralligène , c’est cette structure biogène, qui naît de l’activité de divers organismes calcifiés, notamment des algues. C’est un écosystème fabuleux, constitué de galeries habitées par un grand nombre d’espèces. Quelques mètres plus loin, un beau mérou se repose posé sur le fond au pied d’un rocher. Un spécimen d’environ 60cm. On continue… l’occasion de passer dans une faille, rien d’exceptionnel mais c’est sympa! C’est bientôt la fin, mais j’ai déjà dans la tête ce qui m’attend un peu plus tard dans la journée…
17h00… Un court passage au Vieux Plongeur et il est l’heure de retrouver Marco, mon poto de plongée, très expérimenté. Il avait envie de fêter sa 599ème plongée (pourquoi fêter la 600ème, c’est plus original comme ça !. En route pour Figuerolles à la Ciotat. On se prépare pour une plongée de nuit… L’occasion de fêter ma 1ère ! On prend un peu de retard (un pneu à plat, une déviation…) et on arrive vers 18h30, histoire de se mettre à l’eau aux dernières lueurs du jour… après avoir descendu les xxx marches qui mènent à la calanques, en se disant comme à chaque fois qu’après il faudra les remonter, mais bon au moins on sait pourquoi on est là !
Après quelques bon coups de palmes qui nous mènent presqu’à l’entrée de la calanque, on vide le gilet, et on se laisse couler dans le noir… sensation très étrange, mais je trouve ça encore plus relaxant que de jour.
On se dirige d’abord assez rapidement vers l’exterieur de la calanque, où l’on passera quelques minutes à visiter le coralligène, vers 24m de profondeur. Le coralligène de nuit, c’est à voir ! Je repère rapidement dans ses infractusosités, de belles crevettes cavernicoles, très élégantes avec leurs longues pinces et longues antennes me faisant penser aux moustaches de chat. Une belle Mostelle quelques mètres à côté, nous fait juste le plaisir de se montrer, mais pas assez pour la photo… Je suis frustré ! J’essaye de voir si elle ressort de son trou, en vain. Tant pis, ça sera pour la prochaine fois. Par contre, voici un poulpe pas du tout effrayé par mon flash, il a presque l’air d’aimer ça, et fait quelques poses sympathiques. 
A ce moment là , nous tombons, sur une nasse abandonnée, lestée par des cailloux, et qui avait dejà emprisonné quelques poissons. Marco et moi décidons de la vider. Je fais sortir le premier: un apogon, Marco s’occupera des autres, une rascasse et un labre, et se trimballera avec la nasse le reste de la plongée.

Après le coralligène, on se dirige vers la faille, pour découvrir des parois recouvertes de corail rouge, l’or rouge de la Méditerranée. C’est magnifique ! Plonger la nuit, est l’occasion évidemment de rencontrer certains animaux en activité, comme la murène, qui de jour, reste plutôt dans son trou. Celle que nous rencontrons devait surement s’adonner à une partie de pêche lorsque nous la surprenons. Hors de son trou, elle n’a pourtant pas été effrayé par le phare, et le flash.
Enfin, un gros lièvre de mer broutant des algues nous attendait avant que l’on commence la remontée. Celui que j’ai vu quelques jours auparavant, n’était finalement pas si gros que ça ! Ce que j’aime avec ces grosses limaces, c’est qu’on a le sentiment de ne jamais les déranger, c’est presque comme si l’on existait pas.
Nous voici la tête hors de l’eau après 70 minutes. Enfin pas tout à fait car il reste une cinquantaine de mètres jusqu’à la plage, pendant lesquels je profite pour regarder encore un peu au fond, histoire de ne rien rater… quelle chance! Arrivé quasiment au bord de la plage, dans un demi mètre d’eau, je me retrouve nez à nez avec 2 calamars, qui ont l’air aussi surpris que moi !!! Le temps d’attraper l’appareil photo… trop tard, ils détalent comme des fusés, dommage.
Arrive alors, la longue, interminable et douloureuse remontée sur le parking… parait qu’il ne faut pas faire d’effort après la plongée… et une petite récompense : figues séchées, chocolat chaud, et un petit verre de Boukha (alcool de figue, spécialité tunisienne).
Arrivé à la maison , la nuit fut bonne, avec plein de belles images dans la tête…
Mots-clefs : corail rouge, coralligène, Figuerolles, Frioul, GRASM, Lièvre de mer, Méditerranée, Mérou, photo sous-marine
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