Que le temps passe vite ! Comme je l’annonçais il y a peu, nous venons de passer une semaine sur l’île Rodrigues, dans l’océan Indien. Une île rattachée à l’île Maurice, mais autonome (enfin… plus ou moins, d’après les dires des rodriguais, le gouvernement doit constamment référer à Maurice pour prendre les décisions… ), mais qui n’a rien à voir avec sa grande soeur très touristique, avec ses grands hôtels de luxe bordant leurs propres plages privées. Ici, la nature garde ses droits. Pas grand chose sur ce rocher volcanique, entourée d’un immense lagon de plus de 2 fois sa taille. Le vert de la végétation se mêle au bleu du ciel tandis que le lagon arbore des couleurs variant du turquoise au vert émeraude selon la nature du fond.
L’île vaut bien le long voyage qu’il nous a fallu accomplir depuis Marseille. En passant par Paris, puis Maurice, il faut compter une journée lorsqu’on arrive à ne pas avoir trop d’attente entre les vols. C’est avec un sac à dos chargé de matériel de photo que je faisais le voyage. Non, le matos photo n’ira pas en soute !!! Il aura évidemment fallu que je le déballe quelques fois en passant les portiques de sécurité… Et pour le coup ça peut être drôle: en partance pour Maurice, la dame en uniforme pointe son doigt vers l’espèce de détonateur rouge estampillé Inon D2000 en me demandant ce que c’est… Lui ayant déjà précisé qu’il s’agissait de matériel de photographie sous-marine, je lui dis « C’est un flash ».
- « Ah… et ça sert à quoi ?
- Ben… comme un flash sur terre… mais dans l’eau…
- Ah… bon… Ok ! » me dit-elle un peu dubitative.
L’arrivée se fait sur une piste miniature, sur lequel l’ATR d’Air Mauritius, un avion à hélice de 72 places, est le seul type d’avion à pouvoir se poser. Les avions à réactions ont besoin d’une piste plus longue. Dès les premiers kilomètres qui nous emmène jusqu’à l’hôtel de l’autre côté de l’île, on se rend bien compte du fossé qui nous sépare, surtout lorsqu’on habite Marseille. Comme on dit ici, les seuls embouteillages se produisent lorsque qu’un bovin ou un chien prend son temps pour traverser la route… Malgré le peu de véhicule, tout le monde roule à faible allure, comme si le temps était insignifiant… pourquoi se presser après tout !
Port-Mathurin
La capitale de Rodrigues, la seule véritable petite ville de l’île… mais attention, il ne faut pas s’attendre à une ville moderne, Port-Mathurin reste une petite bourgade très traditionnelle. L’intérêt principal reste son marché du samedi matin, où la moitié des rodriguais se retrouvent. Même nous, nous croisons déjà des gens que nous connaissons alors que nous sommes ici depuis 3 jours ! L’ambiance est très amicale, tout le monde sourit. Les vendeurs de fruits et légumes discutent, souvent un chapeau de paille traditionnel sur la tête. Vous en trouverez de nombreux modèles ainsi que des sacs et quelques bibelots… Les étals se succèdent, sur lesquels les pots d’Achards déclinés en de multiples recettes s’empilent: coco, limon, ourite, goyave, piment… Il faut choisir, mais c’est pas facile !
Nous quittons le marché pour trouver un peu plus loin, un tournoi de football de rue, sur une place… Le speaker commente les match en direct, alors que des dizaines de gens entourent les terrains.
Dans une autre rue, nous découvrons des grandes enseignes de surf: Billabong, Quiksilver… plutôt étonnant à première vue, mais Rodrigues est une destination de choix pour le Kitesurf pendant la saison hivernale. Un lagon immense profond d’à peine plus d’un mètre, et du vent constant rendent les conditions idéales. Lire la suite »
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