GEM le mérou" src="http://www.gemlemerou.org/cms/images/stories/design/logos/th_GEM.jpg" alt="" width="140" height="140" />Amis plongeurs, n’ayez crainte ! Je ne vais pas vous parler de la dernière recette à la mode de couscous au mérou ! Quoique, je m’y suis déjà laisser tenter, c’est un vrai délice… et oui il est des pays où la pêche bien moins meurtrière qu’en France, laisse la possibilité à la nature de se régénérer. Et notamment à certains animaux, à la maturité sexuelle tardive, comme le mérou, le temps de grandir,et se reproduire.
Tout ça pour vous dire, qu’introduit par Marc André (Marco Le Poulpe ), je viens d’intégrer le Groupe d’Etude du Mérou, association créée en 1986 pour l’étude et la préservation de l’espèce (Mérou Brun Epinephelus marginatus), et de ses habitats. Formé depuis plus de 20 ans, de scientifiques et plongeurs reconnus, je vais essayer d’apporter également, avec Minimouss, ma pierre à l’édifice.
Présents à l’assemblée générale, dans les locaux municipaux de Carry-le-Rouet, la séance présidée par Philippe Robert, fut fort intéressante, nous permettant de faire un tour d’horizon des différentes campagnes menées par le GEM jusqu’à présent, et de préparer l’avenir avec l’équipe, jusqu’en 2013, date de fin du moratoire actuel, et au-delà .
Je vous tiendrai bien sà»r au courant des prochaines actualités concernant le GEM.
Ce matin, de passage dans le petit port de la Madrague de Montredon, dans les quartiers sud de Marseille… Sous un soleil presque estival, j’ai pu rencontrer un pêcheur professionnel, qui venait de capturer un mérou juvénile, dans un des pneus qui protègent les proues des bateaux sur le quai (le but de l’opération était en réalité de capturer des petites crevettes pour ses aquariums). Quelle surprise, surtout quand il m’avoua qu’il en a trouvé un premier 15 jours auparavant, dans ces même pneus, à demi-émergés. Calme, chaleur, nourriture… des conditions peut-être bien favorables à ces serranidés, emblèmes de la Méditerranée. J’ai bien sà»r pensé à ce petit mérou trouvé dans une flaque supra-littorale à Porquerolles l’année dernière.
J’ai évalué la taille de cet individu à environ 45mm, celui-ci ne devait avoir que quelques mois, probablement 4 à 6…
Voici une petite vidéo monté pour l’occasion.
Actualisation le 23 Novembre, par Minimouss… et oui, j’ai trop de boulot et elle le fait très bien :
C’est mal connaître Marco Lepoulpe que de croire qu’il allait se contenter de la petite vidéo de Zesea, après l’incroyable trouvaille du bébé Mérou niché dans un « peneu » au niveau du port de Montredon. Tout excité, cet amoureux des marginatus, membre actif du GEM, a préféré profiter de sa matinée du Dimanche pour retourner sur la scène de l’événement au lieu de venir plonger avec nous.
La mer ayant décidé à notre place, nous avons dà» renoncer à notre tour à cause de la grosse houle générée par un fort vent de sud. Nous avons donc rejoint « Sherlok » pour en savoir plus sur les circonstances de la trouvaille. Il fallait d’abord trouver celui qui était le plus à même de nous renseigner : Sébastien le pêcheur. Une fois trouvé, ce fut une vraie mine d’informations. Il nous montra d’abord le pneu où il avait trouvé le petit mérou, il nous confirma par la suite qu’il en avait trouvé un autre d’environ la même taille, il y a deux semaines de cela, dans un autre pneu aux alentours, peut être la même portée !!! Les pneus sont à moitié immergés, retenus par des chaînes en acier, ils bougent très peu. Ils permettraient donc aux locataires de l’étage inférieur d’être immergés en sécurité.
Très gentiment, Sébastien nous emmena par la suite voir un autre mérou qu’il avait trouvé trois ans plus tôt et qu’il garde dans un aquarium au sein d’un local proche du port. Un très beau mérou « beige » (Marco m’expliquera que lorsqu’ils sont en captivité, les mérous perdent de leur couleur) se mouvait gracieusement dans un aquarium de plus de 500 litres, imposant sa loi à trois gros balistes méditerranéens qui vivent avec lui. Même si nous ne sommes pas ravis du spectacle, les détails donnés par Sébastien sont très intéressants. En effet, d’autres bébés mérous semblent avoir été trouvés dans d’autres ports, serait-ce là une nouvelle piste à creuser pour le GEM, en tout cas Marco ne demande qu’à y croire et décide de se mettre à l’eau sans plus tarder.
La combi enfilée, il n’hésite pas une seconde à plonger dans la soupe de poissons morts et autres bestioles non identifiées à la recherche de bébés mérous. Il contrôle tous les pneus, mais sans succès, ça aurait été trop beau pour être vrai !! Mais, les petits crustacés blottis dans les pneus et la tranquillité du lieu pourraient être des conditions adéquates pour ce poisson territorial. Malgré qu’on n’ait pas trouvé de bébé mérou, on est loin d’être déçus par ce que nous avons appris en cette matinée brumeuse de Novembre. Il s’agit là d’un nouveau point de départ pour la protection de ce poisson si attachant, véritable emblème de notre Méditerranée.
Mardi, 8h45. Je sors tranquillement des embouteillages finissants, au milieu de tous ces gens stressés d’arriver à la bourre au boulot. Direction Aqua Evasion à Carry-le-Rouet. Depuis plusieurs jours maintenant, l’anticyclone recouvre notre région, et nous offre un début d’automne estival. La mer est même plus chaude que pendant une bonne partie de l’été
J’ai rendez-vous avec Xavier et son équipe pour une journée de plongée, qui me serviront pour un article à paraître dans quelques mois. Comme il y a 3 semaines, la météo est excellente, il fait encore chaud, la mer est aussi calme qu’un lac.
Vers 1Oh30, nous sortons du petit port de la plage du Rouet, en direction de Niolon. Nous nous arrêtons sur un spot appelé « les yeux de chat ». Pourquoi? Si vous jeter un oeil sur la paroi rocheuse, vous y verrez 2 trous en forme d’amande qui rappellent les yeux d’un chat. Lire la suite »
Aaaaahhhh… après cette dernière journée de travail de la semaine, il est temps de revenir sur la journée d’hier, où j’ai pu plonger à 2 reprises. Et autant dire qu’elle fut chargée en émotions.
J’ai commencé tôt pour cette première plongée, rendez-vous 8h30 au Grasm, direction le Tiboulen du Frioul, la plus petite des îles de l’archipel, située derrière Ratonneau. Une petite plongée à 20m sur le coralligène, dans une eau claire. Le coralligène , c’est cette structure biogène, qui naît de l’activité de divers organismes calcifiés, notamment des algues. C’est un écosystème fabuleux, constitué de galeries habitées par un grand Mérou brun (Epinephelus marginatus)" src="http://www.zesea.com/Zeblog/wp-content/uploads/2008/10/bcrw_0207b-300x225.jpg" alt="" width="210" height="158" />nombre d’espèces. Quelques mètres plus loin, un beau mérou se repose posé sur le fond au pied d’un rocher. Un spécimen d’environ 60cm. On continue… l’occasion de passer dans une faille, rien d’exceptionnel mais c’est sympa! C’est bientôt la fin, mais j’ai déjà dans la tête ce qui m’attend un peu plus tard dans la journée…
17h00… Un court passage au Vieux Plongeur et il est l’heure de retrouver Marco, mon poto de plongée, très expérimenté. Il avait envie de fêter sa 599ème plongée (pourquoi fêter la 600ème, c’est plus original comme ça !. En route pour Figuerolles à la Ciotat. On se prépare pour une plongée de nuit… L’occasion de fêter ma 1ère ! On prend un peu de retard (un pneu à plat, une déviation…) et on arrive vers 18h30, histoire de se mettre à l’eau aux dernières lueurs du jour… après avoir descendu les xxx marches qui mènent à la calanques, en se disant comme à chaque fois qu’après il faudra les remonter, mais bon au moins on sait pourquoi on est là !
Après quelques bon coups de palmes qui nous mènent presqu’à l’entrée de la calanque, on vide le gilet, et on se laisse couler dans le noir… sensation très étrange, mais je trouve ça encore plus relaxant que de jour.
On se dirige d’abord assez rapidement vers l’exterieur de la calanque, où l’on passera quelques minutes à visiter le coralligène, vers 24m de profondeur. Le coralligène de nuit, c’est à voir ! Je repère rapidement dans ses infractusosités, de belles crevettes cavernicoles, très élégantes avec leurs longues pinces et longues antennes me faisant penser aux moustaches de chat. Une belle Mostelle quelques mètres à côté, nous fait juste le plaisir de se montrer, mais pas assez pour la photo… Je suis frustré ! J’essaye de voir si elle ressort de son trou, en vain. Tant pis, ça sera pour la prochaine fois. Par contre, voici un poulpe pas du tout effrayé par mon flash, il a presque l’air d’aimer ça, et fait quelques poses sympathiques.
A ce moment là , nous tombons, sur une nasse abandonnée, lestée par des cailloux, et qui avait dejà emprisonné quelques poissons. Marco et moi décidons de la vider. Je fais sortir le premier: un apogon, Marco s’occupera des autres, une rascasse et un labre, et se trimballera avec la nasse le reste de la plongée.
Après le coralligène, on se dirige vers la faille, pour découvrir des parois recouvertes de corail rouge, l’or rouge de la Méditerranée. C’est magnifique ! Plonger la nuit, est l’occasion évidemment de rencontrer certains animaux en activité, comme la murène, qui de jour, reste plutôt dans son trou. Celle que nous rencontrons devait surement s’adonner à une partie de pêche lorsque nous la surprenons. Hors de son trou, elle n’a pourtant pas été effrayé par le phare, et le flash.
Lièvre de mer" src="http://www.zesea.com/Zeblog/wp-content/uploads/2008/10/bimg_0273-300x225.jpg" alt="" width="210" height="158" />Enfin, un gros lièvre de mer broutant des algues nous attendait avant que l’on commence la remontée. Celui que j’ai vu quelques jours auparavant, n’était finalement pas si gros que ça ! Ce que j’aime avec ces grosses limaces, c’est qu’on a le sentiment de ne jamais les déranger, c’est presque comme si l’on existait pas.
Nous voici la tête hors de l’eau après 70 minutes. Enfin pas tout à fait car il reste une cinquantaine de mètres jusqu’à la plage, pendant lesquels je profite pour regarder encore un peu au fond, histoire de ne rien rater… quelle chance! Arrivé quasiment au bord de la plage, dans un demi mètre d’eau, je me retrouve nez à nez avec 2 calamars, qui ont l’air aussi surpris que moi !!! Le temps d’attraper l’appareil photo… trop tard, ils détalent comme des fusés, dommage.
Arrive alors, la longue, interminable et douloureuse remontée sur le parking… parait qu’il ne faut pas faire d’effort après la plongée… et une petite récompense : figues séchées, chocolat chaud, et un petit verre de Boukha (alcool de figue, spécialité tunisienne).
Arrivé à la maison , la nuit fut bonne, avec plein de belles images dans la tête…