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En tant que plongeurs, nous sommes les témoins privilégiés d’un monde qui change. Si les destinations classiques conservent leur charme, l’année 2026 marque un tournant pour les passionnés en quête d’exclusivité. Les lecteurs de ce blog ne cherchent pas seulement à « faire une bulle », ils cherchent la rencontre rare, la lumière parfaite et le sentiment d’être les premiers à poser leurs palmes sur un récif oublié. Voici mon analyse détaillée des 10 pépites mondiales pour vos futurs voyages de plongée !
Farasan Banks, Arabie Saoudite : la nouvelle frontière
Oubliez tout ce que vous savez sur la Mer Rouge. Si Hurghada ou Charm el-Cheikh sont devenus des autoroutes sous-marines, le sud saoudien reste l’une des dernières zones sauvages de la planète. En 2026, l’ouverture de nouvelles routes de croisières permet d’explorer les Farasan Banks, un archipel de récifs coralliens et d’îles désertiques s’étendant sur des centaines de kilomètres.
L’œil du photographe : La clarté de l’eau est telle qu’elle permet des plans larges spectaculaires. Travaillez sur la structure des coraux noirs qui tapissent les surplombs, un contraste saisissant avec le bleu profond de la mer Rouge.
L’expérience : On plonge ici sur des jardins de coraux durs d’une santé insolente. Les tombants vertigineux sont patrouillés par le pélagique : requins marteaux, requins soyeux et bancs de carangues massifs qui n’ont pas encore appris à craindre l’homme.
Conditions : Visibilité 30m+, température de l’eau entre 26°C et 30°C+.
Idéale pour : croisières plongée, plongeurs expérimentés, amateurs de récifs vierges.
Points forts :
- Très peu de monde pour le moment !
- Requins soyeux, gris, longimanus, marteaux
- Récifs en excellent état, visibilité exceptionnelle
Meilleure période : De février à juin pour des conditions de mer optimales et une visibilité maximale.
Niveau requis : Confirmé (Niveau 2 / Advanced). Les plongées se font souvent sur des tombants exposés au courant, nécessitant une bonne gestion de la flottabilité et de la consommation.

Pemba Island, Tanzanie : l’alternative sauvage à Zanzibar
À seulement 50 km au nord de Zanzibar, Pemba offre un visage radicalement différent. Séparée du continent par un canal profond de 1 000 mètres, l’île est entourée de récifs frangeants d’une verticalité rare en Afrique de l’Est.
L’œil du photographe : Les couleurs éclatantes des coraux demandent une gestion précise des flashs pour ne pas saturer les rouges et les roses, tout en gardant un arrière-plan bleu pur.
L’expérience : Contrairement à sa voisine, Pemba est restée très peu développée. On y trouve des jardins de coraux mous (alcyonaires) multicolores d’une densité incroyable. Le site de Misali Island est un sanctuaire où la visibilité dépasse régulièrement les 40 mètres.
Conditions : Courants modérés à forts sur les pointes, propices à la dérive.
Idéale pour : plongeurs avides de dérivantes sportives.
Points forts :
- Dérivantes intenses
- Tombants profonds, pinacles
- Tortues, carangues, nudibranches rares
Meilleure période : De juillet à mars. Évitez la saison des pluies d’avril à juin.
Niveau requis : Intermédiaire à Confirmé. Les courants peuvent être puissants sur les pointes de l’île, demandant une certaine aisance en dérive.
Tubbataha Reef, Philippines : le Graal des croisières plongée




Au milieu de la mer de Sulu, loin de toute terre habitée, se dresse le parc naturel de Tubbataha. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce site est le joyau de la biodiversité marine des Philippines. Sa situation isolée et sa protection stricte en font l’un des écosystèmes les plus sains de la planète.
L’œil du photographe : C’est le paradis du grand-angle. La clarté de l’eau permet de capturer des bancs de carangues ou de barracudas parfaitement structurés avec un pélagique qui n’hésite pas à s’approcher. Les couchers de soleil en plein océan offrent également tableaux à couper le souffle !
L’expérience : C’est une plongée en immersion totale, uniquement accessible en croisière. Tubbataha se compose de deux immenses atolls coralliens et d’un récif plus petit (Jessie Beazley). Ici, les murs verticaux tombent dans les abysses, couverts de coraux massifs et de gorgones géantes. La densité de requins (pointe blanche, pointe noire, gris de récif) est l’une des plus élevées au monde. Il n’est pas rare d’y croiser des requins-baleines et des raies mantas sur une même plongée.
Conditions : Visibilité exceptionnelle (souvent plus de 40m). Les courants peuvent être puissants et changeants le long des tombants.
Idéale pour : photographes, et amoureux des récifs coralliens, en quête d’évasion et de déconnexion totale !
Points forts :
- Croisière uniquement
- Requins-baleines, mantas, tortues
- Eau cristalline, récifs immaculés
Meilleure période : La fenêtre est très courte, de mi-mars à mi-juin. En dehors de cette période, la mer de Sulu est trop agitée pour permettre la navigation. Les réservations se font souvent 12 à 18 mois à l’avance.
Niveau requis : Confirmé (Advanced / Niveau 2). En raison de l’isolement total (pas de caisson hyperbare à proximité immédiate) et des courants parfois violents, une excellente maîtrise technique et une bonne condition physique sont indispensables.
Saba, Caraïbes : le rocher vertical des Petites Antilles
Saba est une anomalie. Cette île volcanique n’a aucune plage de sable, ce qui a naturellement découragé le tourisme balnéaire classique. Résultat : ses fonds marins sont parmi les plus préservés des Caraïbes !
L’œil du photographe : Les structures volcaniques offrent des compositions graphiques incroyables. Utilisez des plongeurs comme modèles pour donner une échelle à ces cathédrales sous-marines.
L’expérience : La plongée à Saba se définit par la verticalité. Les « Pinnacles » sont des aiguilles rocheuses qui s’élèvent du fond (80m) pour s’arrêter à 20-25 mètres de la surface. On y plonge au milieu d’éponges barils géantes et de forêts de gorgones.
Conditions : Visibilité exceptionnelle, souvent 30-40 mètres.
Destination parfaite pour : voyage plongée d’expédition, photographes, amoureux de grands espaces.
Points forts :
- Récifs isolés
- Grand angle spectaculaire
- Ambiance aventure garantie
Meilleure période : De décembre à avril. Attention à la saison des ouragans (août à octobre).
Niveau requis : Intermédiaire (Advanced). La plupart des sites phares commencent à partir de 20-25 mètres de profondeur.
Romblon, Philippines : le sanctuaire de l’infiniment petit
Située au cœur de l’archipel des Philippines, l’île de Romblon est devenue le point de ralliement des photographes « bio » et des amateurs de bizarreries. Ce n’est pas une destination pour les amoureux du gros, mais un laboratoire de l’évolution à ciel ouvert.
L’œil du photographe : C’est ici que mes cours de photo en visio prennent tout leur sens. Gestion de la profondeur de champ, éclairage au flash, cadrage… Prévoyez vos lentilles macro les plus puissantes pour isoler ces bijoux de la nature.
L’expérience : C’est le seul endroit au monde où l’on peut observer avec une telle régularité le Melibe colemani (le nudibranche « fantôme ») ou la crevette Sashimi. Les guides locaux ont développé une expertise unique pour débusquer des créatures de quelques millimètres.
Conditions : Plongées peu profondes (moins de 20m), idéales pour de longues sessions photo.
Parfait pour : photographes, amateurs de macro et de récifs foisonnants.
Points forts :
- Biodiversité exceptionnelle
- Paradis de la macro et du plongeur bio
Meilleure période : De février à juin (saison sèche). Évitez la saison des typhons (septembre à décembre).
Niveau requis : Tous niveaux. Les sites sont généralement peu profonds (10-20m) et calmes. La difficulté réside dans la patience et la maîtrise de la flottabilité pour la macro.
Dhuni Kolhu, Baa Atoll, Maldives : éco-luxe et conservation

Au sein de l’atoll de Baa, classé réserve de biosphère par l’UNESCO, l’île de Dhuni Kolhu incarne une vision durable des Maldives. Loin des complexes ultra-modernes, l’accent est mis ici sur la préservation.



L’œil du photographe : Profitez des eaux peu profondes pour travailler la lumière naturelle. Les portraits de tortues marines en pleine eau sont ici une spécialité.
L’expérience : La proximité avec Hanifaru Bay est l’argument majeur. Entre mai et novembre, des centaines de raies mantas et des requins-baleines s’y rejoignent pour se nourrir de plancton. Un spectacle unique au monde. Sur l’île, vous pourrez participer au travail du Olive Ridley Project pour la sauvegarde des tortues.
Conditions : Plongées accessibles à tous les niveaux.
Parfait pour : Dhuni Kolhu convient aussi bien aux plongeurs intermédiaires qu’aux photographes à la recherche d’eaux claires, de mantas et de récifs accessibles. L’ambiance relax et nature séduira aussi les couples et voyageurs qui veulent allier plongée, confort et durabilité.
Points forts :
- Accès privilégié à Hanifaru Bay, célèbre pour ses incroyables agrégations de mantas.
- Récif maison dense en vie marine : tortues, poissons de récif, raies, requins pointe noire.
- Philosophie écoresponsable : centre de soins pour tortues, initiatives locales et gestion durable.
- Atmosphère paisible, idéale pour une plongée plus sauvage que dans les atolls très touristiques.
- Parfait pour la photo sous-marine, avec une excellente visibilité.
Meilleure période : Janvier à avril (saison sèche) ; mai à novembre pour les mantas à Hanifaru Bay.
Niveau requis : Tous niveaux. Les sites sont variés, allant des lagons protégés pour débutants aux « Thilas » avec courant pour les plus expérimentés.
Îles Andaman, Inde : le paradis encore confidentiel
Loin dans le golfe du Bengale, les Andaman restent l’une des destinations les plus mystérieuses d’Asie. En 2026, le gouvernement indien continue d’ouvrir progressivement des zones de plongée jusqu’ici interdites aux étrangers.
L’œil du photographe : Les contrastes entre la roche volcanique sombre et le foisonnement de vie colorée exigent une gestion fine de la dynamique de votre capteur pour ne pas perdre de détails dans les zones d’ombre.
L’expérience : Des formations volcaniques spectaculaires et des sites de légende comme Dixon’s Pinnacle. On y croise des bancs de barracudas compacts, des poissons perroquets à bosse et de nombreuses raies mantas. C’est de l’aventure à l’état pur.
Conditions : Logistique parfois complexe, mais la récompense est au bout du voyage.
Points forts
- Pélagiques, raies
- Récifs éloignés et variés
- Macro intéressante
Meilleure période : De janvier à mai. La mer est calme et la visibilité à son apogée.
Niveau requis : Confirmé. L’éloignement des sites et les conditions parfois changeantes (courants, houle) exigent une bonne expérience.
Alor, Indonésie : le royaume des anémones et des courants
Situé à l’est des petites îles de la Sonde, l’archipel d’Alor est une destination pour les plongeurs avertis. Ici, les courants de marée apportent une eau fraîche et riche en nutriments, créant une explosion de vie.
L’œil du photographe : C’est le lieu idéal pour pratiquer le « grand-angle macro ». Photographier une crevette ou un crabe porcellane au cœur d’une anémone tout en gardant le récif en arrière-plan.
L’expérience : On y trouve des champs d’anémones à perte de vue (le site Anemone Field porte bien son nom). La diversité est totale : du gros pélagique aux créatures les plus rares comme le Rhinopias.
Conditions : L’eau peut descendre à 24°C, prévoyez une combinaison adaptée.
Points forts
- Épaves mythiques
- Vie macro + poissons de pleine eau
- Sites très peu fréquentés
Meilleure période : De mai à octobre. En dehors de cette période, la mer peut être agitée.
Niveau requis : Confirmé. C’est l’une des destinations les plus techniques d’Indonésie à cause des courants de marée imprévisibles et thermoclines.
Sao Tomé-et-Príncipe : le secret volcanique de l’Atlantique
Situé dans le golfe de Guinée, au large du Gabon, cet archipel est l’un des secrets les mieux gardés d’Afrique. Ici, la jungle luxuriante semble littéralement couler dans l’océan. C’est une destination pour ceux qui cherchent une déconnexion totale, loin des circuits touristiques classiques.
L’œil du photographe : Les formations rocheuses couvertes de coraux jaunes (Tubastraea) offrent des contrastes chromatiques puissants avec le bleu de l’Atlantique. C’est aussi un lieu fantastique pour la photographie d’ambiance, en jouant avec les entrées de lumière dans les nombreuses grottes et arches sous-marines.
L’expérience : La plongée à São Tomé (et surtout sur l’île de Príncipe, encore plus sauvage) est marquée par une géographie volcanique spectaculaire. Vous explorerez des arches sous-marines, des grottes et des tunnels creusés par la lave. La vie marine y est surprenante : de gros bancs de vivaneaux, des carangues, mais aussi des espèces endémiques que l’on ne trouve que dans cette zone de l’Atlantique Est. En saison, les baleines à bosse croisent au large des côtes.
Conditions : Eau entre 25°C et 29°C. La visibilité peut fluctuer en fonction des pluies tropicales, mais elle reste généralement très bonne sur les sites du large.
Points forts
- Topographie volcanique rare
- Faune dense, récifs préservés
- Très peu de plongeurs
Meilleure période : De décembre à mars (petite saison sèche) et de juin à septembre (grande saison sèche, appelée Gravana). C’est aussi la période idéale pour observer les baleines (juillet-octobre).
Niveau requis : Intermédiaire. Si certains sites sont vite accessibles, les sorties les plus spectaculaires se font sur des îlots isolés où le courant et la houle peuvent être présents. Une bonne aisance en mer formée est un plus.
Cénotes du Yucatán, Mexique : l’Odyssée mystique
Pour clore ce périple, nous quittons l’océan pour l’eau douce du réseau souterrain le plus vaste au monde. En 2026, la tendance se déplace vers des cénotes plus reculés et exclusifs, loin de l’effervescence de Tulum.
L’expérience : Ce n’est pas seulement de la plongée, c’est une exploration sensorielle. On glisse entre les stalactites et stalagmites dans une eau d’une pureté absolue. Les rayons du soleil qui percent la jungle pour frapper l’eau créent des rideaux de lumière magiques.
Conditions : Eau à 24°C constante, visibilité illimitée.
L’œil du photographe : Le défi est de capturer l’immensité et le mystère. Travaillez sur de longues expositions ou utilisez des éclairages déportés pour donner du relief aux formations calcaires millénaires.
Points forts :
- Des jeux de lumières uniques
- Conditions quasi parfaites en raison de la fréquentation vraiment réduite
- Diversité des ambiances
Meilleure période : Toute l’année, mais les jeux de lumière sont plus spectaculaires de mai à août (soleil au zénith).
Niveau requis : Intermédiaire. Une certification de base suffit pour les lignes de « caverne », mais une maîtrise parfaite de la flottabilité (trim) est impérative pour respecter le site.
Conclusion : 2026, l’année des destinations plongée secrètes !
Ces 10 destinations plongée 2026 répondent à une tendance forte : l’envie de retrouver des récifs authentiques, sauvages, et préservés. Arabie Saoudite, Dhuni Kolhu, Saba ou Sao Tomé montrent que l’exploration a encore de beaux jours devant elle. Parfait pour les plongeurs exigeants, en quête d’émotion et de tranquillité sous-marine. Et n’oubliez pas : au-delà de l’image, c’est l’émotion du moment et la préservation de ces écosystèmes qui restent nos plus beaux trophées !
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FAQ : Organiser son voyage plongée « Hors Sentiers Battus » en 2026
La mer Rouge saoudienne est l’une des zones les plus prometteuses, avec des récifs intacts et des croisières encore rares.
La plupart de ces destinations, comme Tubbataha, Alor ou les Farasan Banks, s’adressent à des plongeurs confirmés (Advanced Open Water / Niveau 2 minimum). Les courants peuvent y être puissants et les sites isolés. Cependant, des endroits comme Romblon (macro) ou Dhuni Kolhu (Maldives) sont parfaitement accessibles aux débutants, à condition d’avoir une bonne maîtrise de sa flottabilité pour respecter l’environnement.
C’est une question de focale ! Choisissez Romblon si vous êtes un passionné de super-macro et que vous voulez cocher des espèces rares (nudibranches fantômes, crevettes miniatures). Optez pour Alor si vous recherchez une biodiversité plus large : des paysages sous-marins volcaniques, d’immenses champs d’anémones, mais aussi la possibilité de croiser du gros pélagique dans le même séjour.
L’Arabie Saoudite a considérablement investi dans ses infrastructures touristiques et de sécurité. Les croisières plongée dans les Farasan Banks répondent désormais aux standards internationaux les plus stricts. C’est une destination qui offre une sécurité logistique moderne tout en garantissant un isolement total sur les récifs, loin de la pression humaine.
La plongée en cénote est un défi de gestion de la lumière.
Objectif : Un très grand-angle (fisheye) est indispensable pour capturer l’immensité des salles.
Éclairage : Si les rayons de soleil se suffisent à eux-mêmes, une lampe vidéo puissante ou des flashs avec de longs bras permettent de redonner du relief aux formations calcaires.
Configuration : Une flottabilité parfaite est impérative pour ne pas soulever le sédiment.
Le parc naturel de Tubbataha est situé en pleine mer de Sulu. De mi-mars à mi-juin, les conditions météo permettent une navigation sûre et une visibilité cristalline. Le reste de l’année, la zone est trop exposée aux vents et à la houle, ce qui protège naturellement le récif de toute intrusion humaine prolongée.
Oui, tout à fait. Au-delà de la plongée volcanique, l’archipel offre une nature terrestre luxuriante, des visites de plantations de cacao historiques (« Roças ») et des plages désertes sécurisées. C’est le voyage idéal pour combiner aventure sous-marine et écotourisme en famille, loin des foules.
